Le tour du web #1

© Dustin Farrell 

Toutes les deux semaines, je vous présenterai quelques articles, vidéos ou autres sur lesquels je suis tombé au cours des jours qui ont précédé, et qui m’ont plu, m’ont marqué, m’ont fait réfléchir. Bref, vous proposer en quelques éléments un genre de revue de presse des deux dernières semaines. On commence aujourd’hui avec trois articles et deux vidéos.

 

Peut-on rire de tous ?
Une phrase que l’on entend beaucoup trop souvent en ce moment, que ça soit à la télé, à la radio, sur internet ou même dans la vie de tous les jours, c’est cette plainte “De toutes façons on peut plus rien dire”. Dans cet article, Rachid Zerrouki, professeur à Marseille, revient sur cette phrase, sur ce qu’elle sous-entend vraiment, et sur l’idée que si, en fait, t’as bien le droit de dire ce que tu veux, mais on a le droit de te dire que c’est de la merde aussi. Il évoque aussi la question du “oh ça va c’est juste une blague” et le fait que non, justement, ça n’est pas juste une blague. Il évoque enfin le fait qu’il est tout à fait possible de rire, sans le faire au dépens des autres, et à fortiori au dépend des minorités (de sexe, de classe, de couleur ou d’orientation sexuelle). C’est un article super intéressant qui donne à réfléchir et que je vous conseille fortement si vous avec déjà prononcé une de ces phrases (ou pas, d’ailleurs). Donc si vous voulez lire le raisonnement un peu plus expliqué et un peu mieux construit que mes bouts de phrases un peu plus haut, lisez l’article de Rachid Zerrouki.

 

Des éboueurs créent une bibliothèque avec des livres jetés
Tout ou presque est dit dans le titre, des éboueurs turcs ont récupéré au fil des ans les livres jetés à la poubelle et en on fait une bibliothèque. Je vous laisse aller lire l’article pour en savoir plus. L’initiative est vraiment géniale, je trouve ! Pourquoi jeter des livres qui peuvent connaître une seconde vie ? Vendez vos livres dont vous voulez vous débarrasser, donnez-les, mais ne les jetez pas, pensez aux heureux qu’ils pourront faire. Cette bibliothèque maintenant accessible au public est la preuve que chaque livre peut avoir une deuxième, troisième vie et qu’il pourra toujours intéresser quelqu’un d’autre.

 

Why do we still need bookshops in the internet age ?
Malheureusement, l’auteur (français) a choisi de publier cet article en anglais et il n’existe pas de traduction française, donc désolée pour ceux qui ne lisent pas l’anglais. Dans cet article, Paul Vacca explique pourquoi on a toujours besoin de librairies à notre époque, malgré la présence d’internet. Il explique que la connaissance humaine se sépare en trois catégories : the known known, ce que l’on sait qu’on sait ; the known unknown, ce que l’on sait qu’on ne sait pas, et the unknown unkwown, ce que l’on ne sait pas qu’on ne sait pas. Si internet nous permet d’accéder aux deux premières catégories, il est impossible d’accéder à la troisième par soi-même, puisque par définition, nous n’avons absolument aucune connaissance de l’existence de ce qui s’y trouve. Pour les livres, c’est le libraire qui nous permet d’accéder à cette catégorie. Combien de personnes sont entrées en librairie pour acheter un livre bien précis et ressortis avec deux, trois, quatre livres complètement différents dont il ne connaissait même pas l’existence avant d’entrer ? C’est grâce aux libraires, à leurs connaissances et à leurs conseils, que l’ont peut accéder à toutes ces oeuvres qui resteraient sinon dans cette zone inconnue. Et c’est impossible d’avoir cela sur internet. Conclusion : arrêtez d’acheter vos livres sur Amazon, et allez en librairies (et non, ça n’est pas moins cher sur Amazon, pas les livres en tout cas, puisqu’il existe une loi sur le prix unique du livre en France qui dit que le prix fixé par l’éditeur doit être appliqué par n’importe quel revendeur).

 

Help me chase those seconds
Qui me connaît un peu sait mon obsession ma passion pour Bastille, ce merveilleux groupe anglais d’indie pop rock dont j’aime toutes les chansons sans exception, ce qui est plutôt rare. Leurs albums tournent en boucle chez moi, dans ma voiture, dans mes écouteurs, et bref, c’est vraiment un groupe que j’affectionne. D’ailleurs, les deux articles “humeur” que j’ai postés récemment, pour annoncer mon départ du Canada et pour annoncer la reprise du blog, ont des paroles de Bastille pour titre. Et récemment, ils ont sorti un documentaire qui revient sur l’enregistrement de leur deuxième album sorti en 2016, et sur tout le travail créatif effectué depuis la composition des morceaux jusqu’à leur interprétation, puis sur la création des clips, des visuels de l’album et de tout l’univers du groupe sur cet album. C’est super intéressant, surtout si comme moi vous aimez beaucoup ce groupe. Encore une fois c’est en anglais, et malheureusement sans sous-titre ni français ni anglais, et l’accent anglais est loin d’être facile à comprendre. Mais si vous comprenez l’anglais et que vous avez 40mn à perdre, foncez voir ce documentaire.

 

Transcient
Pour finir, voici une petite vidéo réalisée par Dustin Farrell, qui compile en à peine quatre minutes son été passé à chasser des éclairs. Il n’y a pas grand chose à dire sur cette vidéo, juste allez la voir, et appréciez la beauté et la violence de la nature.

 

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette forme d’articles, et si vous avez des propositions ou des remarques à me faire, je les lirai avec plaisir !

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