La Forme de l’eau

© The Shape of Water


De façon générale, j’aime pas trop regarder les bande-annonces de films, je trouve que ça en révèle toujours trop. Un petit résumé de quelques lignes me suffit généralement à me décider pour un film ou l’autre. C’est ce qui s’est passé pour La Forme de l’eau, de Guillermo del Toro. J’ai juste lu le synopsis, entendu quelques échos positifs (des négatifs, aussi) et je me suis décidée.

Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Avec ce résumé bien mystérieux, je n’avais pas vraiment d’attente en posant mes fesses sur le siège rouge de la salle de cinéma. Au début, je vais être honnête, je me suis un peu demandée ce que je faisais là. Le début du film est un peu long, mais il permet de mettre en place le contexte et se justifie finalement sur la totalité du film. Et puis on finit par être embarqué dans l’histoire. Pour reprendre rapidement, on a Eliza, femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental donc, qui va voir arriver une créature amphibie et va se prendre d’amitié pour lui. Elle réussit à communiquer avec lui grâce au langage des signes. On se prend d’amitié pour Eliza, qui est discrète de par le fait qu’elle est muette, mais qui ne se laisse pas faire pour autant. Ses relations amicales sont sincères et belles, que ce soit avec sa collègue Zelda ou avec son voisin Giles. La situation va dégénérer quand Strickland, le chef de la sécurité du laboratoire, l’archétype du connard de base – raciste, sexiste, désagréable, malpoli, et mauvais coup au lit, qui se croit tout permis du haut de son petit poste vaguement important, et qui profite de son pouvoir pour maltraiter les gens (et les créatures marines) – décide d’opérer une vivisection sur la créature. Eliza va donc essayer de le sauver, malgré toutes les difficultés que cela représente.

Alors oui, on croise quelques incohérences tout au long de ce film, mais ce n’est finalement pas si grave. La Forme de l’eau reste un film magnifique, poétique, aussi bien dans son aspect visuel que dans l’histoire qu’il raconte. On en ressort un peu chamboulé, à rêver d’une belle histoire d’amour (bon de préférence pas avec une créature amphibie, mais ne soyons pas trop difficiles). La photographie du film est absolument sublime et joue fortement dans le rendu de l’ambiance années 60 sur fond de guerre froide qui est retransmise dans le film. Ça plus le personnage de Strickland qui représente très bien l’Amérique de l’époque dans toute sa négativité et son abus, participent à l’ambiance incroyable de ce film. Le seul reproche que je vois à faire à ce film, c’est de n’avoir pas casté une personne réellement muette pour jouer le rôle d’Eliza. Alors oui, c’est une histoire un peu improbable, il y a quelques scènes qui nous laissent un peu étonnés, mais dans l’ensemble, c’est vraiment une belle histoire, un film duquel on ressort un peu changé, un peu plus doux, un peu plus ouvert et un peu plus amoureux de la vie.

 

2 Replies to “La Forme de l’eau”

  1. Je n’ai absolument pas suivi les Oscars et ton article est probablement ce qui s’en rapproche le plus haha quel étrange synopsis ou film tout simplement. De mon côté je suis très visuelle, du coup après avoir lu le résumé j’avoue que cela ne me dit rien du tout. Mais maintenant que j’ai vu la bande annonce c’est différent, je vois ce que tu veux dire par l’esthétique du film et je pense que c’est clairement ce qui me tenterait le plus avec La Forme de l’Eau. Il faut dire qu’il est signé Guillermo del Toro aussi. J’aime beaucoup cet univers sombre, la bande son est en accord parfait avec l’histoire 🙂 mais petit point négatif, tu dis que les bandes annonces révèlent souvent beaucoup trop d’information voir l’entièreté du film et concernant celui-ci je pense que oui. Mon suspens est un peu gâché :/

    1. Oui, c’est exactement pour ça que je ne regarde pas les bandes-annonces, il y a toujours trop d’infos dedans ! Mais c’est vraiment un très beau film, et effectivement, je n’ai pas parlé de la bande son qui méritait quand même qu’on en parle puisqu’elle participe vraiment à l’ambiance irréelle de ce film. Du coup je te conseille d’attendre quelques mois d’avoir un peu oublié la bande-annonce et tu le regardera à ce moment là haha

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