10 jours en Croatie – Deuxième partie

Il y a deux semaines je vous racontais la première partie de notre petit roadtrip en Croatie, je continue aujourd’hui avec la suite et la fin de nos vacances. La suite de notre programme nous a menés jusqu’à Split, la fameuse ! Mais avant ça nous avons fait un petit arrêt à Trogir, petite cité encore une fois très influencée par la culture grecque, romaine et vénitienne. Le centre historique vaut le détour, plein de petites ruelles enchevêtrées dans lesquelles se perdre. Le tour est vite fait mais cela vaut vraiment le coup. Apparemment quelques scènes de Game of Thrones ont été tournées dans cette ville, on l’a appris en se retrouvant derrière un guide qui expliquait cela à d’autres personnes dans un coin de ruelle, et du coup ben, on a pris une petite photo pour marquer le coup ! (M’enfin comme j’arrive pas à retrouver la photo que le guide nous a montrés, vous aurez juste celle que j’ai prise).

(c’était une scène pendant laquelle on voyait ce brave Jorah Mormont sur son cheval)

On n’a pas visité le château médiéval et on lui a préféré la cathédrale (pour des athées on a une fâcheuse tendance à visiter des édifices religieux quand même). C’est environ à partir de cette journée et de cette latitude qu’on a commencé à mourir de chaud, il faisait vraiment humide en plus c’était assez épuisant. On a donc passé beaucoup de temps à se désaltérer en terrasse et à se baigner. Mais pas ce jour-là. Après avoir visité Trogir, on a pris à manger dans un petit stand sur le marché et c’était vraiment délicieux.

Puis on a repris la route vers Split. On voulait s’arrêter en chemin pour visiter les vestiges romains de la ville de Solin, mais on a galéré à les trouver et quand on les a trouvés, on était en fait à la fin du parcours et il fallait reprendre la voiture pour retourner au début du parcours et on a abandonné. Mon frère autant que moi étions en train de nous endormir, alors on a fini la route jusqu’à Split, récupéré le Air BnB, et on a fait une bonne sieste de 2h pour recharger les batteries.

Notre premier aperçu de la ville de Split s’est donc fait de nuit et elle nous a semblé être vivante et agréable. Nous avons été dîner au Fife, un petit restaurant à l’ambiance cantine avec de grandes tablées, apparemment pas mal réputé et vraiment bon en plus de ne pas être cher. Et c’est là qu’on a vécu une petite soirée ambiance auberge espagnole. On s’est retrouvés à côté de trois belges, et un peu plus loin il y avait deux filles qu’on croyait anglaises (qui étaient en fait allemande pour l’une et luxembourgeoise pour l’autre) qui se sont retrouvées à partager leur table avec un américain, puis un deuxième américain les a rejoint par la suite. On s’est retrouvés à discuter tous ensemble de choses et d’autres, à rigoler et à profiter, c’était vraiment agréable ! C’était cool de discuter avec d’autres gens pendant ce voyage, parce que soyons honnêtes, à part quelques mots échangés avec les commerçants ou les personnes gérant les Air BnB dans lesquels nous avons séjourné, on n’a pas vraiment eu l’occasion d’avoir de vraies conversations avec d’autres personnes.

Le lendemain, on a attaqué la visite de Split. Et alors c’est vraiment une ville magnifique et historiquement riche, j’ai beaucoup aimé, le palais Dioclétien est vraiment exceptionnel de beauté et d’histoire. Mais : il y a beaucoup trop de touristes ! Alors j’ai pleinement conscience de faire partie du problème hein, mais c’était vraiment à la limite du supportable. Nous avons choisi de visiter le musée de la ville (Musej Grada), ce qui nous a permis d’en savoir plus sur la ville et de mieux comprendre les évolutions qu’elle a traversées, en passant d’une domination à une autre (romaine, byzantine, vénitienne, austro-hongroise et même française). Par la suite nous avons voulu aller visiter la cathédrale Saint Domnius mais il y avait plus d’une heure de queue ne serait-ce que pour acheter le billet d’entrée. Nous avons donc abandonné.

On a repris la voiture et on s’est aventurés du côté d’Omis, dont la description dans notre guide nous avait fait rêver, puisqu’elle disait que c’était un ancien repère de pirate. Finalement, plus beaucoup de traces de cette vie de pirate, si ce n’est une grosse épave de bateau à l’entrée de la ville. Mais cette ville construite à flanc de falaise valait tout de même le détour. Nous avons grimpé jusqu’à la tour Mirabela, construite à moitié dans la roche, et qui offrait une vue plongeante sur la côte.

La forteresse de Starigrad à Omis, avouez qu’avec l’envolée d’oiseaux, ça a un petit côté flippant !

Il y a une autre forteresse construite dans la falaise, un peu plus haut et un peu plus loin, tellement bien dissimulée qu’on la voit très peu et seulement depuis certains endroits de la ville. Mais cela exigeait une randonnée assez longue et nous étions déjà en milieu d’après-midi donc nous n’avons pas tenté la grimpée. A la place… on a été à la plage, eh oui ! Petite particularité des plages en Croatie, outre que le sable soit inexistant et qu’on aie affaire à des galets ou des petits cailloux, c’est que comme bien souvent la côte est plutôt le long de falaises, la mer devient très vite très profonde. Il y a généralement un ou deux mètres ou nous avions pieds, et puis ça descendait à pic. On a investi dans un petit masque de snorkelling (meilleur achat compulsif, j’ai adoré mater les petits poissons dans l’eau), et c’était assez impressionnant de voir le fond disparaître d’un coup et laisser place à une étendue sombre assez inquiétante. J’aime beaucoup l’eau et la mer, mais là c’était vraiment perturbant et stressant, de ne pas savoir ce qu’il y a en dessous de soi, je ne me suis donc jamais aventurée bien loin !

Après la visite d’Omis, nous sommes rentrés et nous nous sommes couchés tôt, parce que nous voulions nous lever plus tôt pour aller visiter la cathédrale de Split aux premières heures d’ouverture pour éviter la foule. Une part de moi se disait que c’était inutile et qu’il y aurait toujours autant de touristes quelle que soit l’heure, mais j’avais tord ! Nous sommes arrivés dans le palais Dioclétien à 8h30 et c’était : DESERT ! C’était trop bien ! On a pas fait la queue et on a pu visiter paisiblement la cathédrale, le temple de Jupiter et se balader dans la ville sans croiser beaucoup de monde, c’était vraiment agréable. Et notre dernière après-midi à Split s’est terminée par une petite balade dans le Marjan Forest Park, tout au bout de la pointe de Split, puis à la plage qui se trouvait juste à côté. On m’avait dit que les plages de Split étaient surpeuplées et sales. Je ne sais pas si on a eu de la chance, car certes il y avait du monde, mais nous avons réussi à trouver un coin pas trop peuplé (en dehors de la zone de baignade surveillée, c’est vrai), et pas sale du tout. De façon générale, nous ne sommes jamais tombés sur des plages sales ou désagréables pendant ce séjour en Croatie. Et puis on a eu le droit à un petit coucher de soleil pas dégueu non plus !

La fin de notre séjour approchait et nous avons repris la route vers le Nord du pays et vers Zagreb, non sans un dernier arrêt aux fameux lacs de Plitvice, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, incontournable fierté de la Croatie. Et spoiler : ça vaut vraiment le détour. Même s’il y a beaucoup de monde, surtout que nous l’avons fait un dimanche, c’est vraiment magnifique. J’ai passé environ 5h à répéter en boucle “mais la couleur de l’eau est INCROYABLE”, mon frère a hésité à se débarrasser de moi à quelques reprises tellement j’étais insupportable. Il y a plusieurs itinéraires disponibles, en fonction du temps que vous avez, et de la difficulté. Il y a des bus et/ou des bateaux qui vous permettent d’aller d’un point à un autre un peu plus rapidement. Et comme une image vaut mille mots : en voici quelques unes.

Par contre prévoyez de quoi vous couvrir, pantalon et pull, parce qu’il fait bien plus froid, surtout si vous remontez du Sud comme nous ! Pour finir cette journée, on avait trouvé un hébergement dans une yourte mongole traditionnelle, qui puait bien fort la biquette, mais c’était vraiment sympa comme expérience 🙂

Le lendemain nous sommes repartis vers Zagreb. Il faisait gris, il pleuvait, mon frère est tombé malade, c’était la fin des vacances et ça se sentait. Nous avons visité la haute ville, nous sommes baladés dans les rues, avons vu la belle église Saint-Marc et et visité rapidement la cathédrale Saint-Stéphane. Je ne vais pas vous mentir, c’était pas vraiment ma ville préférée. Mais il y avait le musée des cœurs brisés et ça c’était : trop bien ! C’est un musée qui présente une collection de témoignages associés à des objets, témoins d’une relation terminée. On pense forcément à des relations amoureuses, mais cela évoque aussi des relations amicales ou familiales. C’est vraiment un beau musée, avec plein d’histoires touchantes, émouvantes, drôles parfois, ou déchirantes. J’en suis ressortie toute chamboulée et les larmes aux yeux. Vraiment, si vous passez par Zagreb, cœur brisé ou non, allez-y !

Pour notre dernier jour, nous avons encore une fois déambulé dans les rues de la ville, avant d’aller passer l’après-midi au parc Maksimir un peu à l’extérieur de la ville. De la nature, de la verdure, et plein de chiens qui passaient devant nous : top ! Puis est venue l’heure de rentrer, de rendre la voiture de location (sans aucun problème, malgré notre stress démesuré quant à ce sujet) et de reprendre l’avion direction Paris.

Bilan de ce voyage : c’était vraiment une superbe expérience. La Croatie est un pays magnifique, culturellement et historiquement riche, les plages sont belles, les gens sont accueillants et gentils, bref que du positif ! C’est pas la destination la plus originale du moment mais si vous n’y avez pas encore été, c’est l’occasion ! C’est pas loin, c’est pas cher, même en s’y prenant un peu à la dernière minute comme nous, et ça vaut vraiment le coup. Allez-y !

 

10 jours en Croatie – Première partie

Après moult envies et changements de destination de vacances pour cette année, mon choix s’est finalement arrêté sur la Croatie. Pas ultra original, mais pas loin, et toujours agréable en septembre, et en plus il y a la mer, donc ça cochait toutes les cases de ma liste. Dans la foulée j’ai convaincu mon frère de venir avec moi et hop, c’était parti pour un petit roadtrip de 10 jours entre frère et sœur.

Notre roadtrip a commencé sur les chapeaux de roue avec un fail à la Pétrin Express : on avait réservé la voiture de location avec la carte bancaire de mon frère et la semaine avant notre départ, celle-ci a décidé de rendre l’âme. Evidemment, il faut la carte ayant servi au paiement pour retirer la voiture et bref, je vous la fais courte, mais on a dû repayer un conducteur pour qu’on puisse utiliser ma carte et notre location vraiment pas chère a doublé de prix. Ça restait toujours correct mais bon, ça lançait le trajet sur de mauvaises vibes, disons.

Comme nous sommes arrivés le soir à Zagreb, on y a passé la nuit, et dès le lendemain on a pris la route, direction l’île, et la ville de Krk, qui, pour votre information, se prononce Keurk. On est arrivés dans une petite ville portuaire avec une vieille ville médiévale vraiment très jolie. Bon le tour était vite fait, et après avoir mangé nos sandwichs sur le port, une petite balade d’une heure dans la vieille ville a suffi à faire le tour de ce qu’il y avait à voir. Mais ça donnait le ton sur le type de villes qu’on allait croiser sur notre chemin pendant ce roadtrip. On a fini la journée dans une petite crique pour notre première baignade des vacances, non sans avoir frôlé la mort en descendant à flanc de falaise pour accéder à ce petit coin de paradis perdu (j’exagère un peu mais vraiment, j’ai craint pour ma vie à plusieurs reprises, mais il faut dire qu’on avait pas vraiment pris le chemin le plus accessible pour descendre, la remontée a été bien plus aisée une fois qu’on a vu par où les autres passaient). La journée s’est terminée en beauté dans notre petit Air BnB qui se situait dans une petite dépendance attenante à la maison des propriétaires, qui ont su nous charmer en nous disant que, je cite, “ma fille vous a vu par la fenêtre et elle vous a trouvé très beaux, elle aimerait beaucoup vous dire bonjour”, ce sur quoi une petite fille blonde de 6 ou 7 ans est venue nous dire bonjour. On était conquis. ça plus un petit resto typique bien sympa, que demander de plus ?

Le lendemain matin, nous voilà repartis pour un bon morceau de route, quatre heures pour arriver à Zadar. Mais honnêtement, c’est pas de la route ennuyeuse : bord de mer, route de montagne, grand ciel bleu et horizon dégagé, c’est un peu plus sympa que l’A6 niveau route des vacances quand même ! Pour preuve, on a fait un petit arrêt sauvage sur un coin de graviers pour prendre cette magnifique vue en photo !

Arrivés à Zadar, on prend les mêmes habitudes et on recommence : un petit sandwich mangé au bord de l’eau, puis visite de la ville. Là encore, une vieille ville très accueillante et sympathique. Il y avait même des vestiges romains, un reste de forum et quelques bâtiments religieux qui valaient le détour. Mais pour le moi le clou du spectacle de cette ville, c’était l’orgue marin. Le quoi ? L’orgue marin, c’est une installation mise en place par l’architecte Nikola Basic, et qui reproduit le fonctionnement d’un orgue, mais au bord de l’eau. L’eau en entrant au gré des vagues dans l’orgue, produit le son. Ça nous donne une petite mélodie au rythme des vagues, c’est doux et apaisant même si à force c’est un peu répétitif. A côté, le même architecte a installé le Salut au soleil, un ensemble de panneaux solaires qui se charge pendant la journée et qui la nuit venue recrée la course du soleil, au rythme de l’orgue marin. Sur le papier ça a l’air méga cool, dans la réalité, il y avait un certain nombre de panneaux solaires qui ne fonctionnaient plus, et surtout, un groupe de gros malins de touristes a décidé de s’installer dessus, à une dizaine, assis, comme si de rien était, avec de la musique et tout. Donc déjà ils étaient assis SUR les panneaux qui sont sensés faire de la lumière, et en plus ils faisaient tellement de bruit qu’on n’entendait pas le son de l’orgue marin, donc difficile de se rendre compte de la synchronicité entre les deux. Tant pis.

On a fini la journée en jouant aux cartes au bord de l’eau en attendant le coucher de soleil, qui a décidé de se cacher derrière un bon gros nuage, puis en allant déguster du vin et du fromage, en bons français, dans un restaurant du centre, mais du vin croate et du fromage croate, tout de même ! On a passé la nuit dans un Air BnB à la limite de l’acceptable (les toilettes n’étaient pas fixées, la dame nous a prévenu, mais genre en fait elles étaient vraiment pas fixées, et donc le simple fait de les utiliser faisait sauter le tuyau enfin bref, je vous passe les détails, autant vous dire qu’on s’est arrangés pour ne pas avoir à les utiliser ni le soir, ni le lendemain matin).

On est repartis direction Sibenik le lendemain matin. Les villes croates sur la côte se ressemblent toutes pas mal : beaucoup de pierres blanches, de belles églises (surtout les églises orthodoxes décorées à outrance avec des dorures à foison, personnellement j’adore), une vieille ville plus ou moins fortifiée. On a été faire un tour à la Cathédrale Saint-Jacques puis à la forteresse Saint-Michel qui nous a offert une bien belle vue sur la ville et sur la baie.

Le lendemain on a été faire un petit tour du côté du Parc National de Krka (oui, il y a Krk et Krka, ils se sont pas trop foulés pour trouver un nom je trouve, genre vas-y viens on rajoute juste une voyelle et on en parle plus), réputé pour ses lacs et surtout ses chutes assez incroyables. On pouvait se baigner au pied des chutes et c’était très tentant surtout avec la chaleur qu’il faisait, mais la foule nous a un peu rebutés et on a passé notre tour. Ceci dit je pense que ça doit être assez sympathique comme expérience. Il y avait beaucoup de touristes dans le parc et comme c’est un chemin unique, on était un peu tous à la queue-leu-leu donc pas super agréable, mais la beauté des paysages compensait largement ces petits désagréments.

Dans le parc, en dehors des chutes, il y a plein d’autres choses à voir, notamment un monastère sur une petite île au milieu du lac, mais il fallait repayer pour prendre le bateau et il fallait surtout attendre deux heures, donc a fait l’impasse et on a été voir l’autre monastère inclus dans le parc, tout de même à 45mn de voiture. On a eu le droit à la visite guidée la plus rapide du monde, le tout dans un anglais à l’accent croate très prononcé dont on a compris environ un mot sur 5. Le monastère est très joli et sa chapelle orthodoxe aussi, superbement décorée. Il y également des catacombes, mais elles ne valent vraiment pas le détour puisqu’elles ont été condamnées et la guide nous a permis d’y rester environ une minute trente. On a fini cette journée avec nos activités préférée, lecture au bord de l’eau et baignade !

C’est tout pour la première partie de ce roadtrip, la suite dans un prochain article avec entre autres Split, les lacs de Plitvice et Zagreb pour finir ces dix jours en Croatie !

Nuit Blanche 2018 à la Villette

Hier j’ai été profiter de la Nuit Blanche à Paris. C’est pas trop dans mes habitudes parce que les deux fois où j’ai voulu faire la Nuit Blanche, une fois à Paris, une fois à Montréal, c’était plutôt pas très réussi. Notamment à Montréal où je me suis motivée à aller jusqu’à l’observatoire de la Place Ville Marie pour apprendre en arrivant qu’ils ne laissaient plus rentrer personne. Et puis de façon générale, c’est un peu synonyme de faire la queue et attendre plus que profiter des installations, performances et autres activités disponibles. Mais cette année j’ai passé une superbe soirée. Bon comme je suis une mamie de 26 ans, à minuit et demi j’étais rentrée chez moi, mais non sans avoir profité d’une bonne partie de ce qui était présenté à la Villette à l’occasion de la Nuit Blanche. Perso courir dans la ville d’un point à un autre pour voir le plus de trucs possibles c’était pas trop dans mes intentions, donc aller à un endroit comme la Villette qui regroupe plein de choses à proximité, c’était l’idéal.

Yom et Baptiste-Florian Marle-Ouvrard à la Philharmonie de Paris

Je m’excuse d’avance de la qualité de mes photos prises avec mon Huawei qui n’est pas de la plus grande technicité malheureusement.

On a commencé la soirée en douceur à 19h, avec le concert de Yom et Baptiste-Florian Marle-Ouvrard à la Philharmonie. Je ne connaissais aucun des deux, mais l’un de mes amis avec qui j’ai passé la soirée est pas mal un gros fan de Yom et je le remercie encore pour cette découverte exceptionnelle. Yom c’est un clarinettiste hors du commun et extrêmement talentueux, et Baptiste-Florian est un organiste reconnu. Alors je suis loin d’être une experte en musique classique, puisque c’est un genre que j’apprends à découvrir depuis peu, au-delà des préjugés type “c’est nul, ça endort, c’est un truc de vieux” et j’en passe, mais l’association clarinette-orgue me parait assez improbable et audacieuse. Malgré tout c’était une réussite et je ne peux que vous recommander d’aller écouter l’album Prière qu’ils ont donc joué en live à la Philharmonie. C’était incroyable, grandiose, magnifique. J’aime beaucoup trop l’orgue parce que tout prend une tournure dramatique avec cet instrument, et ça, ça plaît à mon cœur de drama queen. Et l’association avec la clarinette est encore une fois improbable mais donne un résultat exceptionnel (vous la sentez ma maîtrise technique musicale pour décrire des instruments ?). Bref, c’était une superbe découverte et un immense coup de cœur, vraiment.

Vue sur les toits de Paris depuis le Belvédère de la Philharmonie

Pour conclure ce passage à la Philharmonie on a profité de l’ouverture du belvédère pour aller jeter un œil à la magnifique vue sur Paris depuis le toit du bâtiment. On a même poussé le zèle jusqu’à attendre le scintillement de la Tour Eiffel parce que bon, tant qu’on y est ! Petite parenthèse sympa pour se rappeler à quel point Paris est belle et à quelle point j’aime cette ville de tout mon coeur.

Installation Platonium par le CNRS

On a continué notre tour du parc en se dirigeant vers la Cité des Sciences, devant laquelle se tenait une installation proposée par le CNRS, Platonium. C’est une installation lumineuse et sonore qui a à l’origine été présentée à la fête des Lumières, à Lyon. C’était beau, envoûtant, hypnotisant presque, et on a eu la chance de discuter un peu avec l’une des personnes ayant travaillé sur ce projet qui a pu nous expliquer un peu l’envers du décor et nous donner des détails plus techniques. Je vais pas entrer dans les détails parce que j’ai retenu les informations générales mais je ne voudrais pas raconter des bêtises étant donné mon peu de connaissances sur le sujet. Mais c’était vraiment intéressant de parler un peu de la technique, et je trouve vraiment que c’est une super idée de mettre au service de l’art des découvertes et des techniques scientifiques. La transversalité des disciplines est quelque chose que je trouve vraiment cool et important. Si on découvre quelque chose de nouveau, pourquoi se contenter de le rendre utile alors qu’on peut aussi s’en servir juste pour la beauté de l’art ?

Jeu de sons et lumières à la Géode

En se rendant jusqu’à l’installation Platonium, on est passés devant la Géode, sur laquelle TremensS, un ingénieur, a rendu hommage à Nikola Tesla avec une installation de type électrisante (lol). Là encore c’était visuellement frappant, beau, les reflets des lumières sur la Géode qui se mêlaient aux reflets du ciel et de la ville, c’était vraiment réussi. Encore une fois, c’était une installation visuelle et sonore et le tout rendait une ambiance bien particulière, dans l’obscurité de la nuit, et dans l’agitation de cette soirée. Il y avait également à côté un petit geyser/volcan qui entrait en éruption à intervalles réguliers, c’était surprenant et drôle.

On a fini par passer devant la Cité de la Musique sur laquelle étaient projetées des images. Mais on n’a pas vraiment compris le déroulement de celles-ci ni pris le temps d’essayer d’en savoir plus, mais ça avait l’air étrange, fou, dérangeant. Tout ce qu’on aime, finalement.

Cette expérience à la Nuit Blanche était donc parfaitement réussie, j’ai découvert plein de belles choses et d’artistes cool, et j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Je retenterai sûrement l’expérience l’année prochaine 🙂 Petit bémol cependant concernant les transports : la RATP qui soit disant s’associe à la Nuit Blanche et ne propose qu’une ligne de métro et deux lignes de tram ouvertes toute la nuit c’est un peu léger, non ? Et la SNCF qui décide de faire des travaux tout le weekend et qui interrompt le trafic sur certaines lignes (il y a des bus de substitution mais qui a envie de rallonger son trajet d’au moins 30mn dans un bus blindé ? Personne, la réponse est personne), sans même parler d’allonger ses horaires, c’est vraiment pas aider les gens à avoir accès à des événements comme celui-ci, et c’est vraiment dommage.

Et vous, vous avez fait quoi pour la Nuit Blanche ?

Podcasts favoris #2

casque audio noir sur fond jaune

Photo by Malte Wingen on Unsplash

C’est le retour des articles sur Petit Papier, et avec ça le retour des podcasts ! En vrai les podcasts ne sont jamais vraiment partis et ceux que je vous recommandais ici rythment toujours mes trajets quotidiens pour la plupart, mais depuis j’en ai découvert d’autres et certains m’ont vraiment plu, donc je me devais de vous parler.

 

Il faut qu’on parle

Mélanie Lecamus donne la parole à des gens comme vous et moi, de tout horizon, de tout sexe et de toute orientation sexuelle, pour qu’ils racontent leurs échecs amoureux, les apprentissages qu’ils en ont tiré, et ce que tout cela dit de notre génération et des relations humaines en général. C’est intéressant, ça fait réfléchir, et aussi avouons-le, c’est bien pour se rendre compte qu’on est pas seuls à avoir une vie amoureuse de merde. On se reconnait dans certaines histoires, on compatis avec certains, d’autres sont plus agaçants. Mais chacun y trouvera quelque chose à en retirer, en fonction de ses expériences, son passé, ses ressentis. C’est vraiment un podcast qui fait du bien, qui met du baume au cœur, et qui permet d’entamer une réflexion sur le vaste sujet qu’est celui des relations humaines et plus particulièrement amoureuses. Mes lectures en sont pas mal influencées d’ailleurs, mais ça je vous en parlerai sûrement dans un prochain article (#teasing) ! C’est vraiment mon gros coup de cœur du moment donc allez écouter Il faut qu’on parle ! (funfact : j’ai choisi la photo d’illustration de cet article sur Unsplash avant de me rendre compte que c’est exactement la même utilisée sur le site de ce podcast… oh well, les grands esprits se rencontrent, comme on dit !)

 

Mycose the night / Mon prince à la mer

Vous connaissez peut-être Klaire fait Grr via ses chroniques chez Néon, ses vidéos ou encore son spectacle Chattologie (que je vous recommande très fort, il est instructif, intéressant et drôle). Elle contribue également au podcast game, tout d’abord avec Mycose the Night, un super podcast malheureusement arrivé à son terme dans lequel, avec Elodie Font, elles évoquent à chaque épisode un sujet de société différent. Que ça soit les grands-parents, le dimanche, la cuisine, le printemps, les toilettes ou encore le sport, chaque sujet est propice à l’anecdote, la blague nulle mais surtout à plein d’informations cool et intéressantes. Accompagnées de Jean-Jacques l’intelligence artificielle, elles discutent dans la bonne humeur de ces sujets aussi variés qu’improbables, mais qui finalement nous concernent tous. C’est drôle, c’est instructif et je suis fan de Jean-Jacques. Alors même si c’est fini, écoutez les 19 épisodes qui composent ce podcast, vous ne regretterez pas. En plus avouez que le titre est méga drôle !

Klaire a également lancé un podcast pour l’été, intitulé Mon prince à la mer. C’est une fiction en 5 épisodes qui parle de prince charmant, d’amour de vacances, de maître nageur, de dragues et de mots croisés. Même si l’été est fini, ça vaut le coup de les écouter pour replonger dans l’ambiance estivale et rêver un peu avec cette fiction mignonne, drôle et touchante à la fin.

 

Punk Rock Chaud

C’est à la suite d’un tweet où je disais retomber en adolescence en écoutant The Used que le compte twitter du Punk Rock Chaud m’a suivie. D’habitude ça m’énerve ce genre de follow publicitaire mais là ça avait l’air sympa comme concept donc j’ai décidé d’y jeter un œil. Et c’est très cool ! Evidemment il faut aimer le punk rock sinon très peu d’intérêt, je vous l’accorde. Mais dans chaque épisode, Jean Bat’, le créateur, revient sur un groupe ou artiste de la scène punk rock en nous expliquant l’origine du groupe, du nom, mais aussi les titres les plus connus et quelques anecdotes, propose quelques titres repris par le groupe, des versions live ou acoustique, des featurings et finit par un petit mix de 15/20mn avec des titres de ce groupe. Les quelques épisodes que j’ai écouté pour l’instant m’ont beaucoup plu, le concept est super sympa, à la fois pour en apprendre plus sur des groupes que vous aimez, mais aussi pour écouter le-dit groupe d’une façon un peu différente pendant plus ou moins une heure. C’est un format qui change pas mal de ce que j’écoute en podcast habituellement, mais ça me plaît vraiment ! Une belle découverte 🙂

Et voilà, c’est tout pour cette deuxième sélection, j’en ai encore plein dans ma liste d’écoute (+ tous les nouveaux qui vont sortir d’ici là) donc attendez-vous à un #3 dans les mois qui viennent 🙂 Et normalement, je vous reviens bientôt avec un (ou plusieurs, je sais pas encore) article(s) sur les 10 jours que je viens de passer en Croatie ! Allez à plus ✌️

Des nouvelles et des surprises

Photo by Manuel Meurisse on Unsplash

Oui, oui, je sais, j’ai encore déserté sans prévenir, mais j’ai plein de bonnes excuses. La première, c’est que le mois de juillet a disparu dans l’espace-temps, aspiré dans un trou noir. Je sais pas vous mais moi y’a une semaine j’étais fin juin et là bim, c’est le mois d’août. J’y peux rien si les mois disparaissent comme ça. Ensuite, conséquence de cette disparition du mois de juillet, j’ai un peu le temps de rien en ce moment, pas le temps de lire, pas le temps de regarder des films et des séries (à part Queer Eye que j’ai bingewatché bien salement, j’avoue). Du coup j’avais pas grand chose à vous raconter, très honnêtement. J’suis sur le même livre depuis fin juin (ceci dit vu que le mois de juillet a disparu, ça fait seulement deux semaines dans mon espace temps !), qui est par ailleurs super bien et méga intéressant, mais j’arrive pas à lire. Pas le temps, pas l’envie, pas la motivation. Ça reviendra, ça revient toujours. Mais voilà, on en est là. Et ma dernière excuse, qui est ultra valide et qui j’espère vous plaira, c’est que je bossais avec Elyssa, du Stray Mail (dont je vous ai déjà parlé par ici), sur un super projet dont je viens vous parler aujourd’hui. J’ai nommé…

Le mail dont tu es le héros

Qu’est-ce que c’est ce truc, encore, me direz-vous ? Vous vous rappelez, quand on était petits, y’avait ces livres dont vous êtes le héros, où on pouvait choisir la suite de l’histoire en allant plutôt à la page 12 ou à la page 4. Eh ben c’est le même concept, sauf qu’à la place des pages d’un livre, c’est des mails. Donc une fois que vous vous serez inscrit, vous recevrez un premier mail avec le début de l’histoire. A la fin de ce mail, deux choix vous seront proposés. Il ne vous suffira que de cliquer sur celui que vous préférez et vous recevrez, dans les 24h qui suivent, la suite de l’histoire. Et ainsi de suite. Jusqu’à ce qu’un de vos choix vous amène sur une fin. Et si vous avez un peu suivi, vous savez maintenant que le Stray Mail c’est une newsletter de voyage qui partage les meilleurs articles de la blogosphère francophone sur une destination donnée chaque mois. Reprenant ce concept, on vous emmène en tour du monde grâce à tout plein d’articles de qualité optimale piochés parmi les meilleurs des meilleurs. On vous fait voyager, et en plus de ça on vous fait (re)découvrir plein de blogueurs trop cools, si ça c’est pas tout bénef’ pour vous !

POUR VOUS INSCRIRE, C’EST PAR ICI

Voilà, on espère que ça vous plaira, en tout cas nous on a pris beaucoup de plaisir à préparer tout ça, à sélectionner les destinations et à développer cette petite histoire, à y insérer des blagues nulles et des péripéties incroyables. Ça commence aujourd’hui, donc lancez-vous 🙂

Bathing in self love

(Les Culottées n’est pas sur la photo car je l’ai prêté pour prêcher la bonne parole autour de moi 🤷)

On a tous des moments plus ou moins difficiles à passer dans la vie, des événements ou des choses qui nous font perdre un peu confiance en la vie, en nous-même, qui nous font douter de notre valeur et nous font perdre un peu d’estime de soi. C’est loin d’être agréable, convenons-en. Je sors d’une période de ce genre et je reprends tranquillement goût à tout ce que j’aime faire, mais ça n’a pas été de tout repos de ce sortir de cet état d’esprit. Et pour m’en sortir, de cet état d’esprit dépréciatif et auto-dénigrant, j’ai fait ce que je sais faire de mieux (en dehors des blagues auto-dénigrantes, du coup) : j’ai lu des livres, plein de livres. Certains d’entre eux m’ont pas mal aidé, chacun à leur façon. Donc voici une petite sélection non exhaustive des livres bons pour le moral et l’estime de soi.

The subtle art of not giving a fuck, Mark Manson

J’ai en général un peu de mal avec les lectures de développement personnel qui t’enjoignent à être heureux, à relativiser tes problèmes et à te dire qu’il y a pire donc oublie le chouinage et concentre-toi sur le positif, fais du sport, mange équilibré et tout ira mieux. Ça vomit un genre d’hypocrisie qui ne me plaît pas et ne me parle pas du tout. Eh bien The Subtle Art of not giving a fuck, de Mark Manson, est carrément à l’opposé de tout ça. Il part du principe que oui, on a tous des problèmes, les ignorer ne servira à rien, il faut au contraire les reconnaître et les accepter pour pouvoir bien plus aisément les régler; qu’être heureux, ce n’est pas une fin en soi, mais un cheminement. Et que ce chemin n’est pas toujours facile. Il dit aussi que dans la vie, on ne peut pas être concerné par tout, tout le temps, sinon on ne s’en sort pas. Qu’on a un nombre limité de fucks to give et qu’il faut choisir consciencieusement à quoi on veut les consacrer. Bref, il dit plein de choses très intéressantes sur le bonheur, les problèmes, les relations amoureuses, la mort, notre perception de nous même et des autres, et comment se dépêtrer de tout ça du mieux qu’on peut. En plus de ça il dit plein de gros mots et donc forcément, ça me plaît. Je l’ai lu en anglais, mais il existe en français sous le titre L’art subtil de s’en foutre.

Morceau choisi :

If it feels like it’s you versus the world, chances are it’s really just you versus yourself.

Les Culottés 2, Pénélope Bagieu

Un classique (je crois qu’on peut le décrire comme tel en toute honnêteté), mais c’est toujours important de rappeler l’existence de cette BD exceptionnelle de Pénélope Bagieu. Je me suis enfin décidée à acheter le tome 2 presque deux ans après avoir lu le premier, et encore une fois ça valait clairement le coup ! On retrouve donc des portraits de femmes qui n’en font qu’à leur tête, aussi variées que des volcanologues, des reines des bandits, des actrices, des avocates, des journalistes et j’en passe. Parfait pour se rappeler qu’on peut être badass à n’importe quel âge, dans n’importe quel pays et peu importe ce qu’on fait de sa vie. Et pour se rappeler que nous aussi on peut être des femmes fortes et exceptionnelles à notre niveau.

Morceau choisi (extrait du portrait de Naziq al-Abid, activiste syrienne du début du 20e siècle) :

The sun and her flowers, Rupi Kaur

Son premier recueil, Milk and Honey m’avait déjà beaucoup plu, mais je crois que celui l’a m’a encore plus parlé. Je l’ai lu au bon moment, et certains poèmes ont vraiment résonné en moi, ont vraiment fait écho à ce que je ressentais au moment où je les ai lu. C’est doux, c’est triste, mais c’est positif et ça redonne espoir, ça nous apprend à nous aimer tel qu’on est. Comme pour son premier recueil, il y a un cheminement qui se fait dans l’ordre de lecture. Les poèmes sont divisés en 5 parties : wilting, falling, rooting, rising, blooming (faner, tomber, prendre racine, pousser, fleurir). Cette division nous montre que oui, peut-être qu’en ce moment on est plutôt dans la partie wilting ou falling, mais que petit à petit, ça ira mieux, et qu’on fleurira de nouveau. C’est plein d’espoir et en lisant cela on se dit que tout finira par s’arranger.

Morceau choisi :

it isn’t what we left behind
that breaks me
it’s what we could’ve built
had we stayed

Everything I know about love, Dolly Alderton

Clairement ma lecture préférée de ces derniers mois. Dolly Alderton est une journaliste et autrice anglaise qui a eu une jeunesse pour le moins occupée, entre les soirées, les mecs, les potes et les galères. Elle raconte tout cela, et nous parle donc de tout ce qu’elle sait à propos de l’amour, tout ce qu’elle a cru savoir, et tout ce qu’elle a appris au gré de ses expériences, que ça soit de l’amour passion, de l’amour amitié ou de l’amour famille. C’est déjà assez rafraîchissant de lire un livre qui parle d’amour, écrit par une personne qui a grandi sensiblement à la même époque que moi (elle a 29 ans), et qui a donc des références et des habitudes dans lesquelles je me reconnais. Mais surtout, c’est une énorme claque de positivité, pour apprendre à s’aimer et assimiler qu’on est suffisants tels qu’on est. Que l’amour c’est pas juste être en couple, c’est aussi aimer ses amis, sa famille, et surtout s’aimer soi-même. J’ai ri et j’ai pleuré en lisant ce livre, il m’a vraiment fait du bien, d’une façon que je n’aurais jamais pu prévoir. Vraiment, foncez, lisez ce livre.

Morceau choisi :

Because I am enough. My heart is enough. The stories and the sentences twisting around my mind are enough. I am fizzing and frothing and buzzing and exploding. I’m bubbling over and burning up. My early-morning walks and my late-night baths are enough. My loud laugh at the pub is enough. My piercing whistle, my singing in the shower, my double-jointed toes are enough. I am a just-pulled pint with a good, frothy head on it. I am my own universe; a galaxy; a solar system. I am the warm-up act, the main event and the backing singers.
And if this is it, if this is all there is – just me and the trees and the sky and the seas – I know now that that’s enough. I am enough.

Voilà pour cette petite sélection, et surtout n’oubliez pas, comme le dit une très bonne amie à moi :

Tu es faillible, imparfait.e, mais digne d’intérêt.

Parce qu’on n’est pas déterminés par ce qui nous arrive dans la vie, et qu’on reste des êtres humains avec des faiblesses, des défauts, mais ça ne fait pas de nous des personnes moins importantes, moins aimables. Et parce que, même si c’est pas toujours facile, l’amour, c’est bien de le donner aux autres, mais c’est encore mieux de se le donner à soi-même.

3 jours à Lisbonne

Je vais pas vous proposer un programme détaillé parfait pour passer le meilleur weekend possible à Lisbonne en voyant tout ce qu’il y a à voir tout en voyant aussi les trucs pas touristiques mais à faire, parce que ce weekend à Lisbonne était le moins préparé du monde. C’était prévu depuis longtemps qu’on y aille, en famille, oui. Mais comme j’ai attendu le dernier moment pour organiser notre séjour sur place en termes de choses à voir, et que des imprévus de dernière minute m’ont empêchée de faire ça au dernier moment, on y a été vraiment à l’arrache. On a décidé plus ou moins dans l’instantané de ce qu’on allait faire ce weekend là, armé de notre guide, notre carte et de notre sens de l’orientation. Et le weekend s’est quand même pas mal résumé à : manger, marcher au hasard, monter des escaliers, admirer la vue, manger, marcher au hasard, etc.

Mes trucs préférés vus à Lisbonne, c’était : le Castillo San Jorge, le Panthéon, la place du Commerce, les petites rues colorées et pleines de mosaïque de l’Alfama, les plats à base de morue, la Superbock, les maisons de toutes les couleurs, les points de vue sur la ville tous différents et tous exceptionnels, les pastéis de Nata, le jardin tropical Estufa fria. Et comme une image vaut mille mots, en voici 12 pour vous convaincre de la beauté de cette ville.

Des meufs qui dessinent

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de femmes qui m’inspirent par leur talent, par leur créativité, de femmes qui font des dessins, et de bien beaux dessins : Charlotte Chauvin, Sarah Andersen, Liz Climo, et Marie Boiseau. Etant moi-même incapable de faire mieux qu’un bonhomme bâton si on me met un crayon dans les mains, je suis toujours assez hallucinée par ces personnes capables de véhiculer autant de choses par ce biais. N’hésitez pas à cliquer sur les dessins pour les voir en plus grands, et sur les noms des artistes pour accéder à leurs sites respectifs.

Charlotte Chauvin a.k.a Cha Coco

Cha Coco en est le parfait exemple. Ses dessins me touchent à chaque fois et tapent exactement là où il faut, que ça soit des émotions positives ou négatives. Je me reconnais dans ces dessins et ils expriment souvent ce que je n’arrive pas forcément à exprimer moi-même. J’aime beaucoup son trait finalement assez simple mais extrêmement efficace pour nous emmener là où elle veut. L’alliance de ses dessins et de textes tout aussi percutants fonctionne à merveille. C’est vraiment un gros coup de cœur pour moi, et je rêve d’acheter un de ses dessins et de l’accrocher chez moi un de ces jours.

 

Sarah Andersen

Avec Sarah Andersen on est sur un style beaucoup plus cartoonesque. Vous la connaissez sûrement, ses petites planches de BD tournent régulièrement sur internet et elle a déjà sorti trois livres regroupant ces petites histoires de la vie quotidienne. Là encore je me reconnais dans ce qu’elle dessine mais de façon plus générale, dans des réactions, ou des actions. Elle trouve toujours la bonne anecdote pour appuyer son propos. C’est souvent léger, mignon et drôle, j’aime beaucoup !

 

Liz Climo

Avec Liz Climo, on est dans un style très enfantin, très mignon choupinou, et ça fait du bien de temps en temps. Elle raconte des petites histoires mignonnes avec des animaux comme protagonistes, et c’est souvent basé sur des jeux de mots ou des petites blagues un peu nulles. Du mignon et des blagues, ça ne pouvait que me plaire ! Son style de dessin est assez épuré mais il porte son propos à merveille, donc c’est parfait.

Marie Boiseau

Marie Boiseau me fait rêver avec ses dessins doux, fleuris et positifs qui ont le gros avantage de présenter des corps bien moins normés que ce que l’on voit habituellement, et ça fait vraiment plaisir ! Mais au-delà de ça, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage généralement de ses dessins, c’est apaisant, doux et agréable.

  Dessin de Marie Boiseau

 

J’espère que ces talentueuses artistes vous ont plu autant qu’à moi !
Si vous en avez d’autres à me recommander n’hésitez pas à le faire en commentaire 🙂

Vernon Subutex

Vernon Subutex livres 1, 2 et 3

Et non vous ne rêvez pas, il y a bien un nouvel article sur Petit Papier ! J’ai été un peu rattrapée par le rythme effréné de la vie ces derniers temps mais cette fois-ci je prends les devants et j’ai attendu d’avoir quelques articles d’avances avant de reprendre les publications, comme ça même en cas de manque de temps chronique, je pourrai fournir au moins pour un temps. Je vais d’ailleurs être réaliste et suivre le rythme d’un article toutes les deux semaines. Sur ce, entrons dans le vif du sujet 🙂

Ça fait des années que je me dis qu’il faut que je lise Virginie Despentes, cette auteure française reconnue, talentueuse, et féministe en plus de cela, mais je n’ai jamais vraiment pris le temps de le faire. Depuis quelques mois maintenant, j’entendais parler de la trilogie Vernon Subutex, et que en bien, de personnes totalement différentes, et j’avais de plus en plus envie de la lire. Et puis à Noël, ma belle-sœur, qui faisait partie de ces personnes m’en ayant dit beaucoup de bien, m’a offert les trois tomes. Et je la remercie ! Quelle aventure que la lecture de cette fresque !

QUI EST VERNON SUBUTEX ?
Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d’un secret.
Le dernier témoin d’un monde disparu.
L’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.

Le texte de quatrième de couverture donne très peu d’informations, et c’est en fait pour le mieux. C’est une lecture qui s’apprécie d’autant plus qu’on sait vaguement à quoi s’attendre, qu’on n’a pas d’idée précise de ce que l’on s’apprête à lire, et qu’on est à peu près incapable d’en faire un résumé fiable une fois la lecture terminée.

Pour placer le contexte dans lequel l’histoire évolue je ne dirai que ça : on suit l’histoire de Vernon Subutex donc, un ancien disquaire, au chômage depuis qu’il a été obligé de fermer boutique faute de clients, et qui s’apprête à se retrouver à la rue. On le retrouve alors qu’il apprend la mort du chanteur Alex Bleach, qui était un vieil ami à lui. Entre souvenirs du passé et appréhension du futur, Vernon avance comme il peut dans cette société qu’il a un peu de mal à appréhender.

Vernon Subutex, c’est une immense fresque de la vie humaine. Ce n’est pas juste l’histoire de Vernon non, il n’est finalement qu’un prétexte à l’auteure pour peindre le portrait d’une époque, d’une société, d’une ambiance. L’histoire s’articule autour de la vie de Vernon, mais l’on découvre la vie de tout un tas d’autres personnages intéressants, complets, complexes même. La particularité de cette saga est qu’à chaque chapitre on change de narrateur. On alterne tout du long entre une dizaine de personnages autour desquels tourne l’intrigue, parfois pour quelques pages, parfois pour tout un livre ou toute la trilogie. Au début c’est assez perturbant, on peine un peu à faire le lien entre les différents personnages : qui connaît qui, comment leurs histoires s’imbriquent, même si le point commun à chaque personnage est toujours le même : Vernon Subutex. Mais peu à peu l’image d’ensemble se construit et les tenants et aboutissants de l’intrigue se mettent en place. L’autre point fort de cette trilogie, au delà de l’écriture très brute mais cependant agréable à lire de Virginie Despentes, c’est l’ambiance propre à chaque tome. J’ai refermé le premier livre en m’attendant à me replonger directement dans l’histoire en commençant le deuxième, sans transition. Alors qu’en fait entre chaque tome il y a une ellipse, mais surtout un changement d’atmosphère. On sent vraiment qu’on passe à une autre partie de l’histoire, une autre époque de cette fresque qui s’étale sur plusieurs années.

Les personnages de Vernon Subutex sont vraiment intéressants, comme je le disais un peu plus haut. On a vraiment des individus complexes, ni tout blancs ni tout noirs, tout en nuances, qu’on se prend à détester dans un chapitre et à plaindre dans celui d’après. Ils sont (presque) tous un peu détestables mais attachants à leur façon. Et finalement c’est ça aussi qui fait la force de cette trilogie : on est face à des gens réalistes, crédibles, pleins de nuances, de faiblesses et de défauts. Comme dans la vraie vie. Et c’est assez rafraîchissant finalement. Tout comme le fait que l’histoire soit rattachée aux événements réels qui se sont passés ces dernières années, à des endroits que l’on connaît. Je me suis vraiment sentie intégrée à l’histoire en suivant les personnages déambuler à travers Paris, et vivre des événements que j’ai vécus. C’est à la fois une drôle de sensation de lire de la fiction sur des choses qu’on connaît dans la vraie vie, mais aussi finalement assez réconfortant de se reconnaître dans certaines sensations, certaines réactions.

Le seul bémol est pour moi l’épilogue. Le troisième tome se finit parfaitement, entre violence, surprise et tristesse, et l’épilogue arrive pour moi comme un cheveu sur la soupe. Je l’ai lu les yeux écarquillés, ne comprenant pas trop ce que ça venait faire là. Donc j’ai décidé de ne pas en tenir compte. Ne lisez pas l’épilogue (ou lisez-le mais comme ne faisant pas partie de l’histoire).

Je n’ai pas envie de vous en dire plus, parce que je veux que votre expérience de lecture soit similaire à la mienne : pas trop d’infos, juste assez pour se dire que ça a l’air vraiment cool comme trilogie et que ça vaut peut-être le coup de s’y intéresser. Quand vous aurez commencé le premier tome, vous n’aurez plus besoin d’être convaincus.

3 médias pour se tenir au courant de l’actualité

Good news is coming
Photo by Jon Tyson on Unsplash

Je sais pas vous, mais moi ça fait bien longtemps que je n’ai pas allumé ma télé pour regarder le journal télévisé. Elle me sert surtout à regarder Netflix et éventuellement un replay de Koh Lanta à l’occasion, mais c’est tout. Sauf que c’est bien beau de regarder des films et des séries, mais faudrait voir à se tenir au courant de l’actualité quand même. Twitter est sûrement ma source numéro un d’informations sur des sujets divers et variés, mais ça demande un peu de temps, d’analyse et de tri pour ne garder que l’information pertinente et non biaisée. Avec le temps, j’ai découvert quelques autres moyens de se tenir au courant de l’actualité qui surfent sur le développement d’internet, des nouvelles technologies et des différents supports qui apparaissent depuis quelques années. Je voulais en partager trois avec vous, parce qu’il n’y a pas de raison que vous ne découvriez pas ces médias novateurs, intéressants et adaptés à notre vie numérique actuelle.

 

Les Jours
Certainement le plus traditionnel de tous, c’est tout simplement un journal en ligne disponible uniquement par abonnement. Il en existe d’autres du même genre, le plus connu et le précurseur étant Médiapart. Les Jours est relativement nouveau, cela fait deux ans seulement qu’il existe. C’est donc un média indépendant et sans publicité, qui fonctionne par abonnement. Le concept est assez simple : Les Jours veulent proposer de l’information de qualité, un journalisme travaillé et appliqué. Pour cela ils fonctionnent selon le principe d’obsessions. Chaque obsession est composée d’épisodes. Mais c’est quoi, une obsession ? Eh bien tout simplement un sujet d’actualité au sens large, tel que les cheminots, le streaming musical, Uber, SFR ou Canal+, les réfugiés, le procès de Tarnac, un quartier défavorisé de Lille, et j’en passe… Puisque chaque sujet est traité sur plusieurs épisodes, on a vraiment un traitement en profondeur des informations, à froid, réfléchi et de qualité. Si vous voulez en savoir un peu plus, vous pouvez aller faire un tour sur la partie gratuite du site qui vous permet de découvrir les premiers épisodes de certaines obsessions, par ici. Et si jamais vous voulez vous abonner, n’hésitez pas à utiliser mon code de parrainage (WDP65), comme ça moi je gagne un mois gratuit et vous aussi ! En plus le premier mois est à 1€ pour vous permettre de tester. L’abonnement est à 9€ par mois, ou 5€ si vous êtes étudiants.

 

Brief.me
Brief.me s’attaque au marché en développement de la newsletter. Chaque soir, vers 18h30, vous recevez dans votre boîte mail un condensé de l’actualité du jour. Le mail se découpe en cinq parties : les brèves d’actualité de la journée, puis les réponses à trois questions sur un sujet en particulier, l’avis d’un expert sur un autre sujet d’actualité, une information un peu décalée, et pour finir un petit conseil pratique. Comme son nom l’indique, c’est bref, ça se lit vite, le temps d’un trajet de métro, et ça permet de faire un tour rapide des nouvelles du jours sans y passer des heures, sans avoir à courir après les articles/tweets/vidéos et autres pour avoir un bon aperçu d’un sujet. Brief.me propose en plus une édition weekend, qui s’attarde sur un sujet en particulier et le développe un peu plus profondément, et dont le thème est choisi par les lecteurs via un sondage proposé dans le mail du jeudi. Le gros point fort de Brief.me, c’est qu’ils arrivent à proposer un regard objectif sur les différents sujets abordés, c’est assez rafraîchissant. En plus de cela, la mise en page est simple, épurée, et jolie. Là encore on est sur un média payant, fonctionnant par abonnement, et qui vous coûtera 4,90€ par mois si vous choisissez la formule annuelle.

 

Les croissants
C’est le petit nouveau pour moi, je l’ai découvert il y a peu sur de bons conseils. Si vous aimez écouter les infos à la radio le matin, cette application est faite pour vous. Vous allez me dire, quel est l’intérêt du coup, si je peux écouter la radio, de passer par cette application ? Eh bien tout simplement parce que vous pouvez choisir l’heure à laquelle écouter votre matinale déjà, et surtout parce que l’information est personnalisée. Après avoir téléchargé l’application, vous devez choisir les thèmes qui vous intéressent, ce qui permettra d’avoir une matinale personnalisée en fonction de vos centres d’intérêts. Vous renseignez également votre ville pour avoir un bulletin météo adapté. Vos croissants se découpent ainsi : le sommaire, le journal avec les titres du jour sur les différents sujets d’actualité, abordés rapidement, la météo, et pour finir deux chroniques un peu plus développées sur des sujets qui vous intéressent. Là encore, on est sur un format payant, mais vous avez quinze jours gratuits pour tester et voir si le concept vous plaît ou non. L’abonnement est à 5,40€ par mois.

 

Voilà pour ces trois médias novateurs et adaptés aux formats numériques ! Evidemment, si vous vous abonnez aux trois ça fait un peu beaucoup, mais il y en aura bien un qui vous plaira plus que les autres, ou qui sera plus adapté à vos besoins. Bon je le précise même si ça me paraît assez évident, il n’y a aucun partenariat derrière cet article, juste moi qui souhaite partager avec vous ces supers médias nés d’une envie de changement dans le paysage médiatique et journalistique français, et ça, c’est cool. J’ai aucun intérêt à vous parler de tout cela, si ce n’est de partager avec vous des trucs qui me plaisent (et un mois gratuit si vous utilisez mon code parrainage des jours :D).

 

Vous connaissiez ces nouveaux médias ? Vous en connaissez d’autres tout aussi cools ? Dites-moi tout !