10 jours en Croatie – Première partie

Après moult envies et changements de destination de vacances pour cette année, mon choix s’est finalement arrêté sur la Croatie. Pas ultra original, mais pas loin, et toujours agréable en septembre, et en plus il y a la mer, donc ça cochait toutes les cases de ma liste. Dans la foulée j’ai convaincu mon frère de venir avec moi et hop, c’était parti pour un petit roadtrip de 10 jours entre frère et sœur.

Notre roadtrip a commencé sur les chapeaux de roue avec un fail à la Pétrin Express : on avait réservé la voiture de location avec la carte bancaire de mon frère et la semaine avant notre départ, celle-ci a décidé de rendre l’âme. Evidemment, il faut la carte ayant servi au paiement pour retirer la voiture et bref, je vous la fais courte, mais on a dû repayer un conducteur pour qu’on puisse utiliser ma carte et notre location vraiment pas chère a doublé de prix. Ça restait toujours correct mais bon, ça lançait le trajet sur de mauvaises vibes, disons.

Comme nous sommes arrivés le soir à Zagreb, on y a passé la nuit, et dès le lendemain on a pris la route, direction l’île, et la ville de Krk, qui, pour votre information, se prononce Keurk. On est arrivés dans une petite ville portuaire avec une vieille ville médiévale vraiment très jolie. Bon le tour était vite fait, et après avoir mangé nos sandwichs sur le port, une petite balade d’une heure dans la vieille ville a suffi à faire le tour de ce qu’il y avait à voir. Mais ça donnait le ton sur le type de villes qu’on allait croiser sur notre chemin pendant ce roadtrip. On a fini la journée dans une petite crique pour notre première baignade des vacances, non sans avoir frôlé la mort en descendant à flanc de falaise pour accéder à ce petit coin de paradis perdu (j’exagère un peu mais vraiment, j’ai craint pour ma vie à plusieurs reprises, mais il faut dire qu’on avait pas vraiment pris le chemin le plus accessible pour descendre, la remontée a été bien plus aisée une fois qu’on a vu par où les autres passaient). La journée s’est terminée en beauté dans notre petit Air BnB qui se situait dans une petite dépendance attenante à la maison des propriétaires, qui ont su nous charmer en nous disant que, je cite, “ma fille vous a vu par la fenêtre et elle vous a trouvé très beaux, elle aimerait beaucoup vous dire bonjour”, ce sur quoi une petite fille blonde de 6 ou 7 ans est venue nous dire bonjour. On était conquis. ça plus un petit resto typique bien sympa, que demander de plus ?

Le lendemain matin, nous voilà repartis pour un bon morceau de route, quatre heures pour arriver à Zadar. Mais honnêtement, c’est pas de la route ennuyeuse : bord de mer, route de montagne, grand ciel bleu et horizon dégagé, c’est un peu plus sympa que l’A6 niveau route des vacances quand même ! Pour preuve, on a fait un petit arrêt sauvage sur un coin de graviers pour prendre cette magnifique vue en photo !

Arrivés à Zadar, on prend les mêmes habitudes et on recommence : un petit sandwich mangé au bord de l’eau, puis visite de la ville. Là encore, une vieille ville très accueillante et sympathique. Il y avait même des vestiges romains, un reste de forum et quelques bâtiments religieux qui valaient le détour. Mais pour le moi le clou du spectacle de cette ville, c’était l’orgue marin. Le quoi ? L’orgue marin, c’est une installation mise en place par l’architecte Nikola Basic, et qui reproduit le fonctionnement d’un orgue, mais au bord de l’eau. L’eau en entrant au gré des vagues dans l’orgue, produit le son. Ça nous donne une petite mélodie au rythme des vagues, c’est doux et apaisant même si à force c’est un peu répétitif. A côté, le même architecte a installé le Salut au soleil, un ensemble de panneaux solaires qui se charge pendant la journée et qui la nuit venue recrée la course du soleil, au rythme de l’orgue marin. Sur le papier ça a l’air méga cool, dans la réalité, il y avait un certain nombre de panneaux solaires qui ne fonctionnaient plus, et surtout, un groupe de gros malins de touristes a décidé de s’installer dessus, à une dizaine, assis, comme si de rien était, avec de la musique et tout. Donc déjà ils étaient assis SUR les panneaux qui sont sensés faire de la lumière, et en plus ils faisaient tellement de bruit qu’on n’entendait pas le son de l’orgue marin, donc difficile de se rendre compte de la synchronicité entre les deux. Tant pis.

On a fini la journée en jouant aux cartes au bord de l’eau en attendant le coucher de soleil, qui a décidé de se cacher derrière un bon gros nuage, puis en allant déguster du vin et du fromage, en bons français, dans un restaurant du centre, mais du vin croate et du fromage croate, tout de même ! On a passé la nuit dans un Air BnB à la limite de l’acceptable (les toilettes n’étaient pas fixées, la dame nous a prévenu, mais genre en fait elles étaient vraiment pas fixées, et donc le simple fait de les utiliser faisait sauter le tuyau enfin bref, je vous passe les détails, autant vous dire qu’on s’est arrangés pour ne pas avoir à les utiliser ni le soir, ni le lendemain matin).

On est repartis direction Sibenik le lendemain matin. Les villes croates sur la côte se ressemblent toutes pas mal : beaucoup de pierres blanches, de belles églises (surtout les églises orthodoxes décorées à outrance avec des dorures à foison, personnellement j’adore), une vieille ville plus ou moins fortifiée. On a été faire un tour à la Cathédrale Saint-Jacques puis à la forteresse Saint-Michel qui nous a offert une bien belle vue sur la ville et sur la baie.

Le lendemain on a été faire un petit tour du côté du Parc National de Krka (oui, il y a Krk et Krka, ils se sont pas trop foulés pour trouver un nom je trouve, genre vas-y viens on rajoute juste une voyelle et on en parle plus), réputé pour ses lacs et surtout ses chutes assez incroyables. On pouvait se baigner au pied des chutes et c’était très tentant surtout avec la chaleur qu’il faisait, mais la foule nous a un peu rebutés et on a passé notre tour. Ceci dit je pense que ça doit être assez sympathique comme expérience. Il y avait beaucoup de touristes dans le parc et comme c’est un chemin unique, on était un peu tous à la queue-leu-leu donc pas super agréable, mais la beauté des paysages compensait largement ces petits désagréments.

Dans le parc, en dehors des chutes, il y a plein d’autres choses à voir, notamment un monastère sur une petite île au milieu du lac, mais il fallait repayer pour prendre le bateau et il fallait surtout attendre deux heures, donc a fait l’impasse et on a été voir l’autre monastère inclus dans le parc, tout de même à 45mn de voiture. On a eu le droit à la visite guidée la plus rapide du monde, le tout dans un anglais à l’accent croate très prononcé dont on a compris environ un mot sur 5. Le monastère est très joli et sa chapelle orthodoxe aussi, superbement décorée. Il y également des catacombes, mais elles ne valent vraiment pas le détour puisqu’elles ont été condamnées et la guide nous a permis d’y rester environ une minute trente. On a fini cette journée avec nos activités préférée, lecture au bord de l’eau et baignade !

C’est tout pour la première partie de ce roadtrip, la suite dans un prochain article avec entre autres Split, les lacs de Plitvice et Zagreb pour finir ces dix jours en Croatie !

Nuit Blanche 2018 à la Villette

Hier j’ai été profiter de la Nuit Blanche à Paris. C’est pas trop dans mes habitudes parce que les deux fois où j’ai voulu faire la Nuit Blanche, une fois à Paris, une fois à Montréal, c’était plutôt pas très réussi. Notamment à Montréal où je me suis motivée à aller jusqu’à l’observatoire de la Place Ville Marie pour apprendre en arrivant qu’ils ne laissaient plus rentrer personne. Et puis de façon générale, c’est un peu synonyme de faire la queue et attendre plus que profiter des installations, performances et autres activités disponibles. Mais cette année j’ai passé une superbe soirée. Bon comme je suis une mamie de 26 ans, à minuit et demi j’étais rentrée chez moi, mais non sans avoir profité d’une bonne partie de ce qui était présenté à la Villette à l’occasion de la Nuit Blanche. Perso courir dans la ville d’un point à un autre pour voir le plus de trucs possibles c’était pas trop dans mes intentions, donc aller à un endroit comme la Villette qui regroupe plein de choses à proximité, c’était l’idéal.

Yom et Baptiste-Florian Marle-Ouvrard à la Philharmonie de Paris

Je m’excuse d’avance de la qualité de mes photos prises avec mon Huawei qui n’est pas de la plus grande technicité malheureusement.

On a commencé la soirée en douceur à 19h, avec le concert de Yom et Baptiste-Florian Marle-Ouvrard à la Philharmonie. Je ne connaissais aucun des deux, mais l’un de mes amis avec qui j’ai passé la soirée est pas mal un gros fan de Yom et je le remercie encore pour cette découverte exceptionnelle. Yom c’est un clarinettiste hors du commun et extrêmement talentueux, et Baptiste-Florian est un organiste reconnu. Alors je suis loin d’être une experte en musique classique, puisque c’est un genre que j’apprends à découvrir depuis peu, au-delà des préjugés type “c’est nul, ça endort, c’est un truc de vieux” et j’en passe, mais l’association clarinette-orgue me parait assez improbable et audacieuse. Malgré tout c’était une réussite et je ne peux que vous recommander d’aller écouter l’album Prière qu’ils ont donc joué en live à la Philharmonie. C’était incroyable, grandiose, magnifique. J’aime beaucoup trop l’orgue parce que tout prend une tournure dramatique avec cet instrument, et ça, ça plaît à mon cœur de drama queen. Et l’association avec la clarinette est encore une fois improbable mais donne un résultat exceptionnel (vous la sentez ma maîtrise technique musicale pour décrire des instruments ?). Bref, c’était une superbe découverte et un immense coup de cœur, vraiment.

Vue sur les toits de Paris depuis le Belvédère de la Philharmonie

Pour conclure ce passage à la Philharmonie on a profité de l’ouverture du belvédère pour aller jeter un œil à la magnifique vue sur Paris depuis le toit du bâtiment. On a même poussé le zèle jusqu’à attendre le scintillement de la Tour Eiffel parce que bon, tant qu’on y est ! Petite parenthèse sympa pour se rappeler à quel point Paris est belle et à quelle point j’aime cette ville de tout mon coeur.

Installation Platonium par le CNRS

On a continué notre tour du parc en se dirigeant vers la Cité des Sciences, devant laquelle se tenait une installation proposée par le CNRS, Platonium. C’est une installation lumineuse et sonore qui a à l’origine été présentée à la fête des Lumières, à Lyon. C’était beau, envoûtant, hypnotisant presque, et on a eu la chance de discuter un peu avec l’une des personnes ayant travaillé sur ce projet qui a pu nous expliquer un peu l’envers du décor et nous donner des détails plus techniques. Je vais pas entrer dans les détails parce que j’ai retenu les informations générales mais je ne voudrais pas raconter des bêtises étant donné mon peu de connaissances sur le sujet. Mais c’était vraiment intéressant de parler un peu de la technique, et je trouve vraiment que c’est une super idée de mettre au service de l’art des découvertes et des techniques scientifiques. La transversalité des disciplines est quelque chose que je trouve vraiment cool et important. Si on découvre quelque chose de nouveau, pourquoi se contenter de le rendre utile alors qu’on peut aussi s’en servir juste pour la beauté de l’art ?

Jeu de sons et lumières à la Géode

En se rendant jusqu’à l’installation Platonium, on est passés devant la Géode, sur laquelle TremensS, un ingénieur, a rendu hommage à Nikola Tesla avec une installation de type électrisante (lol). Là encore c’était visuellement frappant, beau, les reflets des lumières sur la Géode qui se mêlaient aux reflets du ciel et de la ville, c’était vraiment réussi. Encore une fois, c’était une installation visuelle et sonore et le tout rendait une ambiance bien particulière, dans l’obscurité de la nuit, et dans l’agitation de cette soirée. Il y avait également à côté un petit geyser/volcan qui entrait en éruption à intervalles réguliers, c’était surprenant et drôle.

On a fini par passer devant la Cité de la Musique sur laquelle étaient projetées des images. Mais on n’a pas vraiment compris le déroulement de celles-ci ni pris le temps d’essayer d’en savoir plus, mais ça avait l’air étrange, fou, dérangeant. Tout ce qu’on aime, finalement.

Cette expérience à la Nuit Blanche était donc parfaitement réussie, j’ai découvert plein de belles choses et d’artistes cool, et j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Je retenterai sûrement l’expérience l’année prochaine 🙂 Petit bémol cependant concernant les transports : la RATP qui soit disant s’associe à la Nuit Blanche et ne propose qu’une ligne de métro et deux lignes de tram ouvertes toute la nuit c’est un peu léger, non ? Et la SNCF qui décide de faire des travaux tout le weekend et qui interrompt le trafic sur certaines lignes (il y a des bus de substitution mais qui a envie de rallonger son trajet d’au moins 30mn dans un bus blindé ? Personne, la réponse est personne), sans même parler d’allonger ses horaires, c’est vraiment pas aider les gens à avoir accès à des événements comme celui-ci, et c’est vraiment dommage.

Et vous, vous avez fait quoi pour la Nuit Blanche ?