The Handmaid’s Tale

Elizabeth Moss dans The Handmaid's Tale

Si vous avez pas entendu parler de The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate en français) en 2017 ce que vous avez été coupé du monde, ou au moins des réseaux sociaux, parce que tout le monde ne parlait que de ça. Et à raison. Qu’est-ce que c’est que The Handmaid’s Tale ? A l’origine, c’est un roman dystopique écrit par Margaret Atwood dans les années 80, dont le résumé est le suivant :

Devant la chute drastique de la fécondité, la république de Gilead, récemment fondée par des fanatiques religieux, a réduit au rang d’esclaves sexuelles les quelques femmes encore fertiles. Vêtue de rouge, Defred, « servante écarlate » parmi d’autres, à qui l’on a ôté jusqu’à son nom, met donc son corps au service de son Commandant et de son épouse. Le soir, en regagnant sa chambre à l’austérité monacale, elle songe au temps où les femmes avaient le droit de lire, de travailler… En rejoignant un réseau secret, elle va tout tenter pour recouvrer sa liberté.

Le roman a été adapté en série en 2017, d’où le retour de hype du roman par la même occasion. Ça faisait plusieurs mois voire années que j’avais envie de lire ce livre et puis finalement il passait toujours à la trappe au profit d’autres lectures. Avec l’arrivée de la série, ça m’a motivé à enfin le lire. Parce que je voulais regarder la série, mais en bonne lectrice je voulais d’abord avoir un aperçu de l’oeuvre originale. J’ai beaucoup apprécié le livre, notamment par sa crédibilité dans le futur dystopique qu’il présente. La société de Gilead est aberrante et extrême, mais finalement le basculement arrive très vite et nous permet de nous rendre compte qu’il ne manque pas grand chose au monde dans lequel on vit actuellement pour que cela devienne notre quotidien. Le roman présente parfaitement le fonctionnement de la société, les différentes catégories d’individus qui la composent, les règles qui la régissent et les oppositions qui s’y organisent. Malgré cela, j’ai trouvé l’histoire assez lente, et même si clairement le but de ce roman n’est pas de proposer de l’action à chaque instant, j’ai trouvé que c’était une lecture assez contemplative, assez passive. On voit les événements se dérouler lentement sous nos yeux et ça manque un peu de rythme.

C’est pour cela que j’ai vraiment apprécié l’adaptation en série. Elle est extrêmement fidèle à l’univers du livre, et présente parfaitement la société de Gilead, tout comme le roman l’a fait avant elle. De ce côté là, l’adaptation est superbe. La série a cependant pris des libertés quand à l’histoire de Defred (Offred en VO) et c’est à mon avis pour le mieux. La faiblesse du livre résidait à mes yeux dans le manque d’action, et la série comble parfaitement ce manque. On y retrouve quelques instants plutôt contemplatifs avec la voix off du personnage principal qui déroule ses pensées, mais cela donne de bonnes respirations aux épisodes qui sont généralement plutôt mouvementés. Lorsque j’ai eu fini le premier épisode, j’ai eu l’impression que les trois quart du livres avaient été abordés, et je me suis vraiment demandée comment allaient se construire les autres épisodes de la série. Finalement, on retrouve la trame principale du roman, mais enrichie de détails. Notamment au niveau des flashbacks, qui sont déjà présents dans le livre, mais qui sont plus fréquents dans la série et nous en apprennent davantage sur la vie passée de June, avec Luke et Hannah ou avec Moira, et même du Commandant et de Serena Joy, ou de Nick, mais aussi de la mise en place progressive de ce régime totalitaire. De façon générale, les personnages secondaires sont bien plus développés et travaillés dans la série, et c’est pour le mieux (et quel plaisir de retrouver Samira Wiley dans le rôle de Moira ! J’ai poussé un petit cri de joie en la voyant apparaître sur mon écran).

Enfin, si la première saison se termine à peu près de la même façon que le livre, elle laisse plus de possibilités à la suite des événements, et je suis vraiment impatiente de voir la saison deux qui sort à la fin du mois d’avril ! J’aime vraiment l’univers qu’ils ont réussi à développer à partir de l’histoire originelle, je trouve que c’est une série vraiment bien travaillée et intéressante, aussi bien en ce qui concerne l’histoire que les personnages, et même la qualité visuelle est assez exceptionnelle. Aussi, la série semble offrir plus de possibilités à la rébellion que le roman, qui m’a laissée un peu dépitée sur la situation générale de Gilead, tandis que la série propose une petite note d’espoir, une porte de sortie de cette société horrible où les femmes sont exploitées ainsi.

Et oui, car comment parler de cette oeuvre sans évoquer le fort message féministe (vous commencez à me connaître) qui se cache derrière ? Gilead est une société où les femmes sont réduites à leur seule fonction reproductrice pour les servantes, tandis que les marthas ne sont finalement bonnes qu’à faire la cuisine et le ménage, et les épouses sont de jolis pots de fleurs décoratifs aux côtés de leurs maris qui dirigent. Ok, dit comme ça c’est tout sauf féministe, mais puisque la série dénonce cela en nous présentant des personnages féminins qui luttent contre ces statuts et qui essaient de se sortir de cette société, ça l’est effectivement, féministe. Que ce soit June/Defred qui clairement ne se satisfait pas de son rôle de réceptacle à semence et qui lutte à hauteur de ses moyens pour ne serait-ce qu’avoir la satisfaction de dire “vous ne m’avez pas brimée, je fais ce que je veux”, ou bien Serena Joy qui malgré son statut privilégié d’épouse d’un Commandant haut placé, se rend compte de tout ce qu’elle a perdu par rapport à sa vie d’avant, et qui enfreint allègrement les lois qu’elle a elle-même participé à écrire, on a des personnages féminins qui ne veulent plus se plier à la volonté de cette société dirigée par des hommes et qui luttent à leur niveau pour s’octroyer un peu de liberté. Et j’ose espérer que la deuxième saison nous offrira encore plus de rébellion, de femmes fortes et inspirantes et d’actions contre cette société terrible.

C’est donc un bilan très positif pour tout cet univers, même si clairement la série a dépassé mes espérances et est pour moi une adaptation presque meilleure que l’original. C’est assez rare pour être souligné ! Je ne peux que vous conseiller de lire le livre, puis regarder la première saison à temps pour la sortie des prochains épisodes, qui arrive très bientôt.

Avez vous lu/vu cette œuvre ? Ça vous a plu ? Trouvez-vous que c’est une bonne adaptation ?

Bad Feminist de Roxane Gay

Aujourd’hui je viens vous parler du livre de Roxane Gay, Bad Feminist, et ce dans le cadre du Femini-Books. Qu’est-ce que c’est que ce truc encore ? C’est un projet mis en place par Opalyne et qui prend place tout le mois de mars : le but est de mettre en avant le féminisme à travers des ouvrages qui nous ont marqués. Chaque jour un blogueur présente un livre (le projet est développé en parallèle sur Youtube avec chaque jour une vidéo sur un livre féministe). Pour la partie blog, hier c’était Little Zommbie qui vous présentait la BD sur Le Féminisme de La Petite bédéthèque des savoirs (qui est d’ailleurs une super BD d’initiation aux principales revendications féministes) et aujourd’hui c’est à mon tour !

J’ai donc choisi de vous parler du recueil d’essais de Roxane Gay, Bad Feminist. En abordant divers sujets de la vie de tous les jours, elle présente sa vision du féminisme et traite des questions de genre et de race.

Bad Feminist. Derrière ce titre ironique, Roxane Gay développe une réflexion révolutionnaire et bienvenue sur l’état actuel du féminisme. Lassée des prises de position parfois trop clivantes de certaines organisations féministes, et fatiguée d’entendre des femmes dire qu’elles ne sont pas féministes, elle rappelle que la défense de l’égalité des sexes ne dispense pas d’assumer ses contradictions : on peut aimer la télé-réalité, se peindre les ongles en rose et revendiquer le fait d’être féministe.

Les essais sont regroupés en plusieurs grandes catégories : “Me”, “Gender & Sexuality”, “Race & entertainment”, “Politics, gender & race”, “Back to me”. Elle y aborde des sujets qui lui sont chers tels que l’amitié entre femmes, les discriminations de sexe, genre, race et poids, la représentation des femmes, des noirs, et des femmes noires dans la pop culture, tout un tas de sujets ancrés dans notre quotidien et dans ce que l’on voit en permanence sur internet, les réseaux sociaux, les séries, les films et la littérature. L’idée principale défendue par ce livre, c’est qu’il n’existe pas une bonne formule au féminisme. On a tous nos défauts, nos travers, l’important est de le savoir, d’en avoir conscience et de tendre vers un idéal (même si on ne l’atteint jamais). Roxane Gay évoque le fait que le féminisme mainstream n’est pas celui de toutes, et que chacune a sa vision des choses, et qu’il faut savoir prendre en compte les particularités de chacune pour pouvoir défendre tout le monde. En gros, chacun fait ce qu’il peut à son échelle, en ayant conscience de ses imperfections pour s’améliorer constamment, apprendre des expériences des autres et rester ouvert aux expériences de chacun.

Quant aux sujets qu’elle aborde dans les différents essais de son livre, ils sont pertinents, parfaitement traités, et j’ai oscillé entre approbation totale de ses propos sur les sujets féministes, et apprentissage sur les sujets qui concernaient davantage les questions de race. Ce recueil est une mine de savoir, de connaissances et d’apprentissage qui nous fait remettre en question en permanence sur les différents sujets importants abordés dans ses pages. On comprend que oui, beaucoup de chemin a été parcouru ces dernières années, mais qu’il en reste encore énormément à faire. Et voilà, maintenant j’ai envie de le relire !

Je vous conseille dans la mesure du possible de le lire en anglais, c’est vraiment toujours plus agréable de lire les livres dans la langue d’origine, mais si jamais vous préférez la version française, sachez qu’il sort la semaine prochaine chez Denoël !

Pour la suite du Femini-Books, ça se passe demain sur le blog de Notes Meteques, par ici. Vous pouvez également aller faire un tour sur le Twitter et le Facebook du projet, pour voir tous les articles et toutes les vidéos de cette session !

La Forme de l’eau

© The Shape of Water


De façon générale, j’aime pas trop regarder les bande-annonces de films, je trouve que ça en révèle toujours trop. Un petit résumé de quelques lignes me suffit généralement à me décider pour un film ou l’autre. C’est ce qui s’est passé pour La Forme de l’eau, de Guillermo del Toro. J’ai juste lu le synopsis, entendu quelques échos positifs (des négatifs, aussi) et je me suis décidée.

Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

Avec ce résumé bien mystérieux, je n’avais pas vraiment d’attente en posant mes fesses sur le siège rouge de la salle de cinéma. Au début, je vais être honnête, je me suis un peu demandée ce que je faisais là. Le début du film est un peu long, mais il permet de mettre en place le contexte et se justifie finalement sur la totalité du film. Et puis on finit par être embarqué dans l’histoire. Pour reprendre rapidement, on a Eliza, femme de ménage dans un laboratoire gouvernemental donc, qui va voir arriver une créature amphibie et va se prendre d’amitié pour lui. Elle réussit à communiquer avec lui grâce au langage des signes. On se prend d’amitié pour Eliza, qui est discrète de par le fait qu’elle est muette, mais qui ne se laisse pas faire pour autant. Ses relations amicales sont sincères et belles, que ce soit avec sa collègue Zelda ou avec son voisin Giles. La situation va dégénérer quand Strickland, le chef de la sécurité du laboratoire, l’archétype du connard de base – raciste, sexiste, désagréable, malpoli, et mauvais coup au lit, qui se croit tout permis du haut de son petit poste vaguement important, et qui profite de son pouvoir pour maltraiter les gens (et les créatures marines) – décide d’opérer une vivisection sur la créature. Eliza va donc essayer de le sauver, malgré toutes les difficultés que cela représente.

Alors oui, on croise quelques incohérences tout au long de ce film, mais ce n’est finalement pas si grave. La Forme de l’eau reste un film magnifique, poétique, aussi bien dans son aspect visuel que dans l’histoire qu’il raconte. On en ressort un peu chamboulé, à rêver d’une belle histoire d’amour (bon de préférence pas avec une créature amphibie, mais ne soyons pas trop difficiles). La photographie du film est absolument sublime et joue fortement dans le rendu de l’ambiance années 60 sur fond de guerre froide qui est retransmise dans le film. Ça plus le personnage de Strickland qui représente très bien l’Amérique de l’époque dans toute sa négativité et son abus, participent à l’ambiance incroyable de ce film. Le seul reproche que je vois à faire à ce film, c’est de n’avoir pas casté une personne réellement muette pour jouer le rôle d’Eliza. Alors oui, c’est une histoire un peu improbable, il y a quelques scènes qui nous laissent un peu étonnés, mais dans l’ensemble, c’est vraiment une belle histoire, un film duquel on ressort un peu changé, un peu plus doux, un peu plus ouvert et un peu plus amoureux de la vie.

 

L’horreur en série, bonne ou mauvaise idée ?

© American Horror Story


Dans la vraie vie j’aime pas trop trop avoir peur, mais devant un écran c’est un truc qui me plaît plutôt bien. Depuis pas mal d’années, j’essaie de me faire une culture du cinéma d’horreur raisonnable, et si j’ai encore beaucoup de films à voir, je commence déjà à accumuler les visionnages. Et puis avec le développement agressif des séries ces dernières années, il y a bien quelques personnes qui se sont dit que ça serait une bonne idée de faire des séries de genre. Aujourd’hui, je vais vous parler de quatre séries d’horreur qui m’ont plus ou moins plu et pourquoi : American Horror Story, Scream Queens, Scream et Slasher.

American Horror Story

J’aurais pu faire un article juste pour cette série tant il y aurait à dire sur le sujet. Chaque saison est indépendante et reprend une histoire, un contexte, des personnages et un univers différent. On retrouve cependant sensiblement les mêmes acteurs d’une saison à l’autre, dans des rôles différents. La première saison, retraçait les différents meurtres qui ont eu lieu dans une seule et même maison. La deuxième se concentrait sur un asile psychiatrique dans les années 60. La troisième suivait un couvent de sorcières. La quatrième un freak show au début du 20e siècle. La cinquième un hôtel peuplé d’étranges personnes. La sixième parle de la légende de Roanoke à travers une ferme construite sur la terre maudite. La dernière suit les actions d’une secte politique bien particulière qui se balade déguisé en clowns. En gros. On a donc des histoires complètement différentes d’une saison à l’autre, et si à mes yeux la série a un peu perdu son souffle sur les saisons quatre à six, elle revient clairement en force avec cette dernière saison complètement ancrée dans le réel, qui se situe au moment de l’élection de Trump à la tête des Etats-Unis. La force de l’horreur, c’est de nous faire croire que ça pourrait nous arriver, et avec cette dernière saison, on est face à quelque chose de beaucoup trop vrai, beaucoup trop crédible, et c’est terrifiant. C’est pour moi la meilleure série d’horreur et l’une des meilleures séries tous genre confondus, grâce à des scénarios renouvelés et intéressants, des acteurs exceptionnels qu’on se plait à retrouver d’une saison à l’autre, et toujours une ambiance glauque à souhait.

Scream Queens

Par les mêmes créateurs qu’American Horror Story, Scream Queens se place dans un genre un peu différent, puisqu’on est sur de l’horreur comique, ou du comique horrifiant, je ne sais pas trop. La série, annulée l’année dernière, ne compte que deux saisons, mais elles se dégustent sans difficulté. On oscille entre le rire et les cris en fonction des scènes. L’histoire est banale : un tueur en série sévit sur un campus d’université américaine. Les personnages sont caricaturaux à souhait, c’est clairement ce qui fait leur force. Tout le ressort de la série tient dans les réactions sur-exagérées des personnages. La saison deux part encore dans des histoires improbables, avec les mêmes personnages (restants) dans un contexte totalement différent, mais pour le coup c’est tellement volontairement du grand n’importe quoi que c’est vraiment un plaisir de regarder cette série.

Scream

Pour moi, c’est la série d’horreur la moins réussie de toutes celles que j’ai vues. L’histoire est classique, un tueur en série sévit dans une petite ville américaine et l’héroïne essaie désespérément d’arrêter le tueur tout en voyant ses amis mourir un par un sous ses yeux. Le tout sur fond d’ancienne histoire de la ville qui a déjà vécu une période semblable des dizaines d’année plus tôt. Rien de fou, mais la première saison nous tient pas mal en haleine. J’ai été bien accrochée par le rythme, même si on voit assez rapidement venir qui est le tueur. Les personnages sont attachants et un peu moins cons que d’habitude pour de l’horreur, donc c’est rafraîchissant. L’erreur a clairement été de faire une deuxième saison. C’était trop tirer sur la corde, de vouloir continuer l’histoire avec les mêmes personnages, qui vont revivre des aventures désastreuses et horrifiques. On a beaucoup trop senti ramer les scénaristes sur cette deuxième saison. Parfois, il vaut mieux savoir s’arrêter.

Slasher

Un bilan un peu plus mitigé sur cette série, qui comme American Horror Story est en fait une série d’anthologie : chaque saison raconte une histoire différente. La première est assez banale, avec un tueur en série qui agit sur fond de sept péchés capitaux. La personnage principale est assez agaçante, et la révélation du tueur tombe vraiment à plat, c’est pas vraiment justifié, par vraiment crédible, et pas très intéressant. La deuxième saison, quant à elle, remonte clairement le niveau. On y suit l’histoire de cinq amis qui reviennent en plein hiver passer le weekend dans le camp de vacances où ils ont été moniteurs cinq ans auparavant. Il cohabitent pendant ce weekend avec une communauté pacifique qui s’est installée là depuis quelques mois, quand ils se font attaquer par un tueur. Sur cette deuxième saison, l’histoire est bien plus travaillée, les personnages plus intéressants, et la révélation du tueur, même si elle finit par être évidente sur la fin de la saison, est cette fois-ci crédible, bien amenée et intéressante. L’amélioration de la série sur la deuxième saison est je pense due à son rachat par Netflix, qui a dû mettre quelques scénaristes sur le coup pour en faire quelque chose de bien. Et c’est une réussite selon moi !

Conclusion : ce qui marche dans les séries d’horreur, c’est les anthologies. Vouloir étendre une histoire sur plusieurs saisons, c’est assez compliqué à mettre en place pour ce genre cinématographique/télévisuel. Le renouvellement des intrigues et des personnages permet de proposer un contenu toujours qualitatif et bien fait. L’horreur-comique est également un bon moyen d’aborder le genre, à mon avis.

Avez-vous regardé ces séries ? Quelles sont vos séries d’horreur préférées ?