Apprendre une nouvelle langue avec Duolingo

J’ai toujours aimé apprendre des langues étrangères. J’ai commencé l’allemand en sixième et j’ai continué jusqu’à faire une seconde “Abibac” – double bac français/allemand – avant d’abandonner face à mon sentiment de nullité en comparaison aux autres élèves de ma classe et de poursuivre ma pratique de l’allemand en première et terminale avec une option européenne. J’ai poussé jusqu’à faire une année de fac d’allemand, faute d’avoir pu intégrer la formation qui me plaisait directement en sortant du bac. Et puis l’anglais, depuis la quatrième, a toujours coulé facilement, notamment parce qu’après avoir appris l’allemand, toute autre langue latine/germanique a l’air super simple, mais aussi parce que j’ai rapidement occupé mes étés de meuf triste à traduire les paroles de mes chansons préférées, puis j’ai commencé à regarder des films en VO, puis des séries. Bref, j’adore apprendre d’autres langues, les pratiquer, et garder un bon niveau. C’est dans cette optique là que j’ai découvert Duolingo, que j’utilisais à la base pour ne pas trop perdre mon allemand et pour réviser un peu avant le petit week-end berlinois que j’ai fait en 2015. Et puis je me suis dit un jour : pourquoi pas apprendre une nouvelle langue ? Comme ça, pour le fun. Mon choix s’est assez logiquement porté sur l’espagnol, histoire d’avoir le trio gagnant des langues scolaires.

Duolingo, c’est quoi ?

C’est une application gratuite (avec pub), ou payante (sans pub) disponible aussi bien sur Android que sur iOS (et même depuis un ordinateur) et qui permet, donc, d’apprendre de nouvelles langues. Ça se présente sous formes d’exercices regroupés par leçons qui reprennent un thème précis – objets, lieux, adjectifs, verbes au présent, pluriels, conjonctions, etc. – et qui contiennent chacun une dizaine de questions. Cela peut consister à traduire une phrase, dans un sens ou dans l’autre, associer les mots et leurs traductions dans une liste, ou traduire en choisissant des mots dans une liste. Il y a aussi des exercices où il faut répondre à haute voix, mais comme je pratique dans les transports en commun, je les ai désactivés. Si vous vous trompez, votre barre de progression recule d’un cran, et la question vous sera reposée à la fin de l’exercice. Quand vous maîtrisez parfaitement une leçon, elle passe en doré, et vous pouvez vous attaquer à la suivante. De temps en temps, une leçon va repasser en couleur, cela veut dire qu’il faut réviser ce sujet pour ne pas perdre la main.

Pourquoi c’est trop cool ?

C’est très satisfaisant de scroller dans l’application et de voir toutes ces petites pastilles dorées qui prouvent votre réussite. Il y a également un petit encart qui indique votre pourcentage de maîtrise de la langue : moi je maîtrise l’espagnol à 55% apparemment. Bon en vrai je ne pense pas que ça soit le cas, mais ça donne votre avancement dans les exercices disponibles sur l’application. En plus de cela, on peut se donner des objectifs quotidiens pour se motiver à y aller régulièrement. J’ai fixé mon objectif quotidien à 50xp, ce qui correspond à 5 exercices. Je les fais dans le train sur mon trajet du retour, et ça me prend environ 10mn. On peut même faire des “paris”, et si on remplit son objectif sept jours d’affilée on gagne des gemmes – qui servent à “acheter” des supers pouvoirs, mais perso, c’est surtout pour la fierté de gagner des trucs. Après on peut créer des clubs et partager notre avancement avec les autres membres, mais perso je n’appartiens à aucun club (sinon un club dont je suis la seule membre que j’ai créé sans faire exprès et que je n’arrive pas à supprimer). Du coup si certains d’entre vous ont un club d’espagnol, invitez-moi, tiens !

Les compléments à Duolingo

Cette pratique régulière de l’espagnol m’a permis d’acquérir les bases de cette langue. Je ne pense pas qu’on puisse totalement apprendre une langue grâce à Duolingo, mais couplé à d’autres styles d’apprentissage, c’est vraiment intéressant. En support, je me suis pris un petit cahier où je note mon avancement dans les différentes leçons, ainsi que le vocabulaire que j’apprend, au fur et à mesure de mes apprentissages. Je me suis également fait une partie conjugaison, où je note les verbes les plus importants, pour l’instant au présent et au passé simple, qui sont les deux seuls temps que j’ai vus. C’est pratique d’avoir un support physique auquel se reporter en cas de trou sur la traduction d’un mot, et pour la conjugaison, d’avoir un aperçu global des différentes terminaisons en fonction des temps et des sujets. J’ai également commencé à regarder une série en espagnol sur Netflix (Las Chicas del cable) pour me familiariser avec les sonorités.

Bilan après quelques semaines d’utilisation

Aujourd’hui, après environ un mois et demi d’usage quotidien ou presque, je commence à avoir une compréhension basique de l’espagnol, même si je ne suis pas encore capable de suivre une conversation, encore moins d’en tenir une. Mais il y a peu de temps, j’ai été confrontée à quelques phrases d’espagnol au travail, et j’ai compris le sens de ces phrases sans trop de difficulté. C’est un vrai plaisir de se rendre compte qu’on est capable de comprendre une nouvelle langue, c’est comme une nouveau monde qui s’ouvre à nous ! Et j’ai bon espoir d’améliorer encore ma compréhension, puis un jour mon expression pour être capable de tenir une conversation 🙂

Et vous, vous utilisez Duolingo ? Ou vous apprenez de nouvelles langues avec d’autres outils ?

Le vrai sexe de la vraie vie

Aujourd’hui je viens vous parler du Vrai sexe de la vraie vie. Alors non, je ne vais pas vous raconter ma vie privée, mais plutôt vous parler des deux tomes de l’excellente BD écrite par Cy. Elle a commencé chez Madmoizelle, où elle a entre autres publié une série d’articles intitulée Le dessin de Cy.(prine), et on admire ce jeu de mot parfait, d’ailleurs ! Bref, c’était une petit chronique BD où elle racontait des anecdotes de cul sans phare et sans complexe. Elle a continué sur cette voie avec cette superbe BD publiée chez Lapin, et qui compte pour l’instant 2 tomes (et j’espère qu’il y en aura plein d’autres !).

Tu as remarqué, malin(e) comme tu es, que ce livre va parler de sexe. Mais est-ce qu’on t’a déjà parlé du VRAI sexe ? Celui avec des maladresses et des ratés (dans les 2 sens du terme), celui qui est pudique et hésitant, celui avec du sable dans la shnek, celui de la première fois, celui avec le décor qui casse ou les sphincters qui lâchent, celui dans des endroits inconfortables, celui avec un handicap, celui avec des objets, celui avec des vrais gens, hétéros, homos, bi ou transgenres, celui avec ou sans amour, bref celui qui change du porno et qui décomplexe à mort nos soubresauts maladroits et humains.

Bon ben tout est dit dans ce résumé de l’éditeur, en fait. Cy nous raconte des anecdotes de la vie réelle, avec des gens divers et variés, des sexualités diverses et variées, à qui il arrive plein d’histoires compliquées et pas fluides et pas parfaites. On s’identifie toujours un peu à l’un ou l’autre des personnages dépeints dans ces anecdotes, à certaines mésaventures, à certains complexes ou gênes. Il y en a pour tous les goûts et tous les individus, c’est assez peu probable que tu ne te reconnaisses pas un minimum dans l’une ou l’autre des histoires. C’est frais, ça change des clichés du sexe qu’on voit dans les films/séries, le porno ou autres objets de la culture populaire qui nous en donnent une image lisse, parfaite et sans accroc, ou faussée et toujours pareille. En plus de cela, les dessins sont franchement beaux, aussi bien à l’intérieur que sur la couverture.

Instant anecdote : J’ai acheté les deux tomes d’un coup pendant ma pause déjeuner. Dans l’après-midi, une de mes collègues les a entraperçus dans mon sac et m’a demandé ce que c’était, parce que ça avait l’air joli. Donc je lui ai montré, et petite surprise en voyant qu’en fait c’était plein de petits gens qui faisaient du sexe ! Fin de l’instant anecdote.

Aussi, de temps en temps après une histoire, Cy revient sur quelques notions importantes, du style “se protéger”, “le consentement”, “le sexe avec un handicap”, ce genre de choses. De petites interludes pleines d’informations importantes et intéressantes, présentées de façon ludique et attrayante. Un petit plus non négligeable qui donne une dimension supplémentaire à la BD, et qui montre bien qu’on est pas là juste pour lire des histoires de cul, mais aussi pour apprendre, comprendre, et s’y reconnaître.

Bref, c’est un gros coup de cœur, je les ai dévorés en une soirée, c’est beau, c’est bien, c’est intéressant, c’est parfois drôle, parfois moins, mais toujours juste. C’est diversifié et ça parle à tous, peu importe ton orientation sexuelle, ton genre, ton sexe, ta couleur de peau, tes préférences. C’est d’utilité publique, donc lis-le (oui, c’est un ordre) !

Pourquoi Grey’s Anatomy n’est pas une série médicale

© Maelick


Grey’s Anatomy est l’une des séries les plus connues et les plus regardées, depuis pas loin de 15 ans qu’elle occupe nos écrans. Le synopsis de départ est le suivant :

Meredith Grey, fille d’un chirurgien très réputé, commence son internat de première année en médecine chirurgicale dans un hôpital de Seattle. La jeune femme s’efforce de maintenir de bonnes relations avec ses camarades internes, mais dans ce métier difficile la compétition fait rage…

Si la série a commencé comme une incursion dans le monde hospitalier, à l’image de Urgences ou de Dr. House, elle a su évoluer au fil du temps et proposer quelque chose d’un peu plus complexe. Il me semble que toutes les personnes qui travaillent réellement dans ce milieu et qui ont un jour pris le temps de regarder un ou deux épisodes de cette série se sont mis d’accord pour dire que c’était vraisemblablement plein de conneries au sens professionnel du sujet. Si on ajoute à cela l’alternance dramatique des morts, des accidents, des trahisons, des explosions et des catastrophes naturelles, il  en ressort que Grey’s Anatomy est loin d’être réaliste quant à la vie en milieu hospitalier. On est tous d’accord sur ce point, je pense.

Mais ce n’est clairement pas pour ça que l’on regarde Grey’s Anatomy. Qui prétend regarder cette série pour les opérations chirurgicales ? Si les gens (moi compris), regardent Grey’s Anatomy, c’est pour les relations humaines, les émotions, les situations de vie, les drames, les bonheurs. On a vu les personnages évoluer au fil des saisons, certains fondent une famille, d’autres meurent, s’en vont vers un avenir plus (ou moins) brillant loin de Seattle. C’est sûr que les personnages de cette série sont sûrement les 20 personnes les moins chanceuses de la terre entière tellement ils enchaînent les merdes, mais pour moi tout cela est juste un prétexte pour parler de certains sujets. La mort, évidemment, la maladie, mais aussi les relations amoureuses et amicales, les difficultés à travailler avec des gens qui sont devenus nos amis.

Et dans la dernière saison, Shonda Rhimes, la réalisatrice de Grey’s Anatomy, s’est attaquée à des sujets de société bien plus actuels, comme la violence policière envers les noirs, et donc par extension le racisme, mais aussi la violence conjugale, la transidentité, le féminisme, l’homosexualité (et ce depuis un bon paquet d’années, pour le coup). Elle propose des personnages de femmes fortes et indépendantes, qui réussissent professionnellement ET personnellement, des femmes qui ne veulent pas avoir d’enfants, des femmes au passé complexe… Elle propose des personnages homosexuels, bisexuels, transgenres, des personnages qui choisissent de ne pas coucher avant le mariage, d’autres qui enchaînent les histoires sans lendemain. Elle propose des personnages noirs, arabes, indiens, blancs. Il y a de la diversité dans les personnages de Grey’s Anatomy. Et ça fait plaisir de voir autant de diversité dans une seule série, avec des personnages qui ne sont pas stéréotypés, qui sont travaillés et généralement bien interprétés par les acteurs.

C’est cela pour moi, qui fait la force de cette série. Ce n’est pas la toile de fond hospitalière, même si les enjeux autour des opérations à risques, des innovations médicales et des décisions difficiles font évidemment partie de l’intérêt de cette série, qui importe vraiment. Ce qui importe, c’est la vie. La vie de ses personnages, dans lesquels on peut toujours un peu se reconnaître. C’est pour cela qu’on se retrouve à pleurer à chaque épisode ou presque (oui je parle clairement de moi en disant “on”, ne me jugez pas, merci). Parce qu’on se reconnaît dans ces histoires, on s’identifie à ces personnages. Voilà pourquoi, à mes yeux, Grey’s Anatomy n’est pas une série médicale, et pourquoi elle est toujours autant regardée après 14 saisons, et pourquoi elle me plaît toujours autant après toutes ces années.

Vous regardez Grey’s Anatomy ? Quel est votre avis sur la question ?

Newsletters favorites #1

© Matthew Henry / Burst


Avant, les newsletters c’étaient juste ces trucs chiants que tu recevais quand tu avais le malheur de commander un truc sur internet, ou de renseigner ton adresse mail quelque part. Des promos, des infos sur une marque dont tu te fous totalement, bref : rien d’intéressant, bien au contraire. Depuis quelques mois (années ?), les newsletters ont pris un tournant et sont devenus un moyen de partager de l’information avec les autres. Il en existe sur tout un tas de thèmes, de sujets, et ce pour mon plus grand plaisir. Voici un petit florilège des newsletters qui embellissent ma boîte mail et rendent mes trajets vers le travail un peu plus gais quand j’ai le plaisir de les lire.

 

Pour découvrir une nouvelle ville tous les mois

The Stray Mail

The best of the best, la reine de la newsletter, c’est évidemment Elyssa & son Stray Mail. Chaque mois elle prend le temps de parcourir l’internet à la recherche des meilleurs articles, vidéos, photos et infos sur une destination donnée pour te faire un petit guide sur mesure sans que tu aies à lever le petit doigt. Elle te dit où aller, que faire, pour quel budget, à quel période, toutes les informations y sont. En plus d’être méga pratique, c’est une des plus belles newsletters du lot, graphiquement soignée, en plus de la beauté des photos qui y sont partagées. Bref, si tu devais ne choisir qu’une seule newsletter, choisis The Stray Mail !

 

Pour voir plein de beaux paysages

Nomad

Parfait pour se changer les idées, voir de beaux paysages, et rêver au jour où toi aussi tu achètera un van aménagé pour barouder sur les routes du monde. En attendant, tu peux toujours aller lire la sélection d’articles proposée chaque mois par les blogueurs de The Travelling Shed, que ça soit pour savoir comment aménager au mieux ton van, quels voyages faire ou comment éviter les galères. C’est complet, c’est beau, et ça fait rêver !

Pour revendiquer Ton féminisme

Les Glorieuses

Quelle meilleure façon d’embellir ton mercredi matin que de recevoir des beaux mots de femmes inspirantes dans ta boîte mail ? Souvent liée à l’actualité, chaque newsletter traite d’un thème en particulier, dans une tribune parsemée de citations diverses. Aujourd’hui par exemple, le sujet du male gaze y a été abordé. On y retrouve également les dix news de la semaine, toujours autour des femmes et du féminisme, et un carnet des sorties à faire dans les jours à venir. C’est la petite dose de féminisme qui fait plaisir, des textes inspirants, des femmes fortes, et des infos pertinentes. Pas mieux.

Pour choisir ta prochaine lecture

Books by Women

Après observation de mes dernières lectures, il en est ressorti que la majorité des livres que j’ai lus ces derniers mois voire ces dernières années ont été écrits par des hommes. Je me suis donc donné comme objectif de lire plus de livres de femmes pour contrebalancer un peu tout ça. Donc Books by Women est tombé à pic. C’est une newsletter qui te propose régulièrement des lectures diverses : jeunesse, littérature, BD, des lectures légères et d’autres plus dures, c’est varié ! Et tu peux même proposer ta contribution si tu veux partager ta dernière lecture géniale avec le reste du monde. Parfait pour avoir une pile à lire haute comme toi et ne jamais être en panne d’idées lectures.

Pour te (re)mettre au tricot

Wool Stories 

Depuis un an environ, je me suis découvert une passion pour le tricot et le crochet. C’est apaisant, reposant, ça vide la tête et c’est encore mieux en écoutant des podcasts. Je commence tranquillement à suivre des meufs qui tricotent un peu partout, notamment sur instagram, et c’est par là que j’ai découvert Wool Stories, lancée par Bernie Torres. Chaque semaine, Bernie met en avant une personne qui répond à quelques questions (toujours les mêmes d’une personne à l’autre), et nous parle de ses points de tricot favoris, de ses envies tricot, des personnes qu’elle admire dans le milieu… Bref, c’est une formidable source d’inspiration, et ça donne envie de tricoter non stop !

Pour apprendre des trucs cools

Northletter

Cyrus North est un youtubeur, qui proposait à l’origine des vidéos sur la philo, et qui a tranquillement diversifié son activité entre autres vers l’actualité et les sujets de société. Il a lancé une newsletter pour partager avec nous des articles, des vidéos, et de l’art qui l’ont interpellé sur le web (un peu comme mes tours du web finalement !). C’est toujours intéressant et diversifié, un bon moyen d’apprendre des choses cool et donner des “trucs à grignoter à ton cerveau”, comme il le dit lui-même.

Pour faire ressortir la sorcière qui est en toi

Witch, please

Pour finir, Witch, please, la newsletter créée par Jack Parker qui t’apprend à être une sorcière des temps modernes. J’avoue je ne mets pas en application ce que j’y découvre, mais je trouve ça très enrichissant à lire et on en apprend beaucoup sur les traditions, les rituels et les origines de ces pratiques. Et j’avoue que le côté mystique/sorcellerie/femmes puissantes et dangereuses me plait bien et m’intrigue de plus en plus, donc c’est un peu ma source officielle d’infos distillées périodiquement directement dans ma boîte de réception. Parfait !

Et vous, quelles sont vos newsletters favorites ?

Le tour du web #1

© Dustin Farrell 

Toutes les deux semaines, je vous présenterai quelques articles, vidéos ou autres sur lesquels je suis tombé au cours des jours qui ont précédé, et qui m’ont plu, m’ont marqué, m’ont fait réfléchir. Bref, vous proposer en quelques éléments un genre de revue de presse des deux dernières semaines. On commence aujourd’hui avec trois articles et deux vidéos.

 

Peut-on rire de tous ?
Une phrase que l’on entend beaucoup trop souvent en ce moment, que ça soit à la télé, à la radio, sur internet ou même dans la vie de tous les jours, c’est cette plainte “De toutes façons on peut plus rien dire”. Dans cet article, Rachid Zerrouki, professeur à Marseille, revient sur cette phrase, sur ce qu’elle sous-entend vraiment, et sur l’idée que si, en fait, t’as bien le droit de dire ce que tu veux, mais on a le droit de te dire que c’est de la merde aussi. Il évoque aussi la question du “oh ça va c’est juste une blague” et le fait que non, justement, ça n’est pas juste une blague. Il évoque enfin le fait qu’il est tout à fait possible de rire, sans le faire au dépens des autres, et à fortiori au dépend des minorités (de sexe, de classe, de couleur ou d’orientation sexuelle). C’est un article super intéressant qui donne à réfléchir et que je vous conseille fortement si vous avec déjà prononcé une de ces phrases (ou pas, d’ailleurs). Donc si vous voulez lire le raisonnement un peu plus expliqué et un peu mieux construit que mes bouts de phrases un peu plus haut, lisez l’article de Rachid Zerrouki.

 

Des éboueurs créent une bibliothèque avec des livres jetés
Tout ou presque est dit dans le titre, des éboueurs turcs ont récupéré au fil des ans les livres jetés à la poubelle et en on fait une bibliothèque. Je vous laisse aller lire l’article pour en savoir plus. L’initiative est vraiment géniale, je trouve ! Pourquoi jeter des livres qui peuvent connaître une seconde vie ? Vendez vos livres dont vous voulez vous débarrasser, donnez-les, mais ne les jetez pas, pensez aux heureux qu’ils pourront faire. Cette bibliothèque maintenant accessible au public est la preuve que chaque livre peut avoir une deuxième, troisième vie et qu’il pourra toujours intéresser quelqu’un d’autre.

 

Why do we still need bookshops in the internet age ?
Malheureusement, l’auteur (français) a choisi de publier cet article en anglais et il n’existe pas de traduction française, donc désolée pour ceux qui ne lisent pas l’anglais. Dans cet article, Paul Vacca explique pourquoi on a toujours besoin de librairies à notre époque, malgré la présence d’internet. Il explique que la connaissance humaine se sépare en trois catégories : the known known, ce que l’on sait qu’on sait ; the known unknown, ce que l’on sait qu’on ne sait pas, et the unknown unkwown, ce que l’on ne sait pas qu’on ne sait pas. Si internet nous permet d’accéder aux deux premières catégories, il est impossible d’accéder à la troisième par soi-même, puisque par définition, nous n’avons absolument aucune connaissance de l’existence de ce qui s’y trouve. Pour les livres, c’est le libraire qui nous permet d’accéder à cette catégorie. Combien de personnes sont entrées en librairie pour acheter un livre bien précis et ressortis avec deux, trois, quatre livres complètement différents dont il ne connaissait même pas l’existence avant d’entrer ? C’est grâce aux libraires, à leurs connaissances et à leurs conseils, que l’ont peut accéder à toutes ces oeuvres qui resteraient sinon dans cette zone inconnue. Et c’est impossible d’avoir cela sur internet. Conclusion : arrêtez d’acheter vos livres sur Amazon, et allez en librairies (et non, ça n’est pas moins cher sur Amazon, pas les livres en tout cas, puisqu’il existe une loi sur le prix unique du livre en France qui dit que le prix fixé par l’éditeur doit être appliqué par n’importe quel revendeur).

 

Help me chase those seconds
Qui me connaît un peu sait mon obsession ma passion pour Bastille, ce merveilleux groupe anglais d’indie pop rock dont j’aime toutes les chansons sans exception, ce qui est plutôt rare. Leurs albums tournent en boucle chez moi, dans ma voiture, dans mes écouteurs, et bref, c’est vraiment un groupe que j’affectionne. D’ailleurs, les deux articles “humeur” que j’ai postés récemment, pour annoncer mon départ du Canada et pour annoncer la reprise du blog, ont des paroles de Bastille pour titre. Et récemment, ils ont sorti un documentaire qui revient sur l’enregistrement de leur deuxième album sorti en 2016, et sur tout le travail créatif effectué depuis la composition des morceaux jusqu’à leur interprétation, puis sur la création des clips, des visuels de l’album et de tout l’univers du groupe sur cet album. C’est super intéressant, surtout si comme moi vous aimez beaucoup ce groupe. Encore une fois c’est en anglais, et malheureusement sans sous-titre ni français ni anglais, et l’accent anglais est loin d’être facile à comprendre. Mais si vous comprenez l’anglais et que vous avez 40mn à perdre, foncez voir ce documentaire.

 

Transcient
Pour finir, voici une petite vidéo réalisée par Dustin Farrell, qui compile en à peine quatre minutes son été passé à chasser des éclairs. Il n’y a pas grand chose à dire sur cette vidéo, juste allez la voir, et appréciez la beauté et la violence de la nature.

 

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui ! N’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette forme d’articles, et si vous avez des propositions ou des remarques à me faire, je les lirai avec plaisir !