Three Billoards outside Ebbing, Missouri

Il y a presque deux semaines maintenant, j’ai eu la chance de gagner deux places pour l’avant-première de 3 Billboards outside Ebbing, Missouri, dans les locaux de la 20th Century Fox à Paris, grâce à SensCritique. Mais la salle comportait un nombre de places impair, et j’ai eu le malheur d’être la dernière à prendre mes places, donc je n’en ai eu qu’une. J’étais un peu déçue, mais bon, tant pis. Et puis en fait, SensCritique m’a recontacté par la suite pour me dire qu’ils étaient obligés d’annuler mon billet parce qu’ils avaient surbooké l’événement, en prévision des inévitables annulations des uns et des autres, sauf que cette fois-ci, pas de chance il n’y a eu AUCUNE annulation, ce qui n’arrive apparemment jamais. C’est bien ma chance, tiens. Mais chez SensCritique, ils sont professionnels, et en plus de s’être répandus en excuses, ils m’ont fait parvenir deux places pour aller voir le film dans n’importe quel cinéma.
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Donc samedi soir, j’ai pris mon invitation pour deux personnes sous un bras, mon meilleur ami sous l’autre, et on a été voir 3 Billboards outside Ebbing, Missouri, ou en version française 3 Billboards : les panneaux de la vengeance (mais je préfère le titre original, parce qu’il n’est absolument pas question de vengeance dans ce film). Et quel bonheur !
Après des mois sans que l’enquête sur la mort de sa fille ait avancé, Mildred Hayes prend les choses en main, affichant un message controversé visant le très respecté chef de la police sur trois grands panneaux à l’entrée de leur ville.
Donc on a ce personnage principal, Mildred Hayes, dont la fille Angela a été violée puis assassinée plusieurs mois auparavant, qui commence a en avoir un peu marre de l’inactivité de la police et du non-avancement de l’enquête. Un jour, en rentrant chez elle, elle passe devant trois énormes panneaux publicitaires et a une idée de génie. Elle décide de les louer et d’y afficher trois morceaux de phrases choc qui, assortis d’une petite interview pour la télévision locale, permettront d’attirer l’attention du public sur cette histoire et qui sait, peut-être de faire avancer l’enquête.  Frances McDormand, qui joue Mildred, est exceptionnelle de justesse et de talent dans ce rôle de mère blessée et prête à tout pour rendre justice à sa fille. Elle n’a peur de rien ni de personne, menace des policiers, en insulte d’autres, et frappe des adolescents sans aucune pitié. Elle est dure et rien ne pourra la détourner de son objectif : que le meurtrier et violeur de sa fille finisse derrière les barreaux.
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Alors comme ça, ça a l’air simple, on est du côté de la mère on veut qu’elle obtienne justice pour sa fille. D’autant plus que le film se déroule dans une petite ville américaine telle qu’on se l’imagine : tout le monde est bien triste qu’Angela Hayes soit morte, mais attaquer le chef de la police ? Il est là, le vrai scandale. Le premier aperçu qu’on a des forces de polices de la ville se fait en la personne de Jason Dixon, l’officier raciste, abruti et violent, donc autant dire qu’on est renforcé dans notre décision d’être du côté de la mère. Puis entre en scène le chef de la police locale, le fameux Willoughby qu’elle interpelle nommément sur ses panneaux. Et soudainement tout est moins tranché. Willoughby est gentil, impliqué, travailleur. Loin d’être parfait, mais il essaie. Il a fait de son mieux pour résoudre l’affaire, qui est tombée dans une impasse. Ça l’embête énormément, mais que peut-il y faire ? En plus de cela, il a un cancer, et ne va pas tarder à laisser derrière lui une femme et deux petite filles blondes.
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L’histoire prend peu à peu de l’épaisseur, au rythme des altercations entre Mildred et la police. La situation s’envenime très rapidement, et on comprend que Mildred est prête à tout ou presque pour que justice soit rendue à sa fille, même si ça veut dire dépasser de loin les limites de la légalité et pousser à bout un malade du cancer. Et pourtant, tout semble s’arrêter lorsque le chef de la police lui tousse du sang en pleine face. Toute colère disparaît instantanément, et l’humanité de cette femme reprend le dessus pendant quelques instants. Le personnage de Frances McDormand est vraiment humain et touchant malgré la dureté de son caractère et de ses (ré)actions.
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Le développement des personnages est vraiment très intéressant, surtout celui de Jason Dixon, le flic qui vit encore chez sa mère et qui tabasse des homos et des noirs pour se détendre. On le voit vraiment évoluer et s’améliorer tout au long du film. Mais j’ai été un peu déçue de ce personnage plutôt caricatural, dans le sens où l’homophobe et le raciste du coin est vraiment le mec détestable et bête comme ses pieds. C’est rarement aussi peu subtil dans la réalité. J’ai également été un peu déçue que le racisme soit évoqué en passant comme ça, plus pour séparer d’un côté les gentils blancs qui ne sont pas racistes, des méchants blancs qui le sont, et qu’à côté de ça les quelques personnages noirs du film soient si peu mis en avant et développés (j’ai vu passer un thread d’une personne sur twitter qui en parlait évidemment mille fois mieux que moi, mais impossible de le retrouver; si vous voyez de quoi je parle, n’hésitez pas à me renvoyer le lien !).
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Au-delà de ça, j’ai beaucoup aimé le film, notamment la façon dont il est construit et comment l’histoire s’articule. Le rythme est très soutenu, on passe tout le temps d’une scène d’affrontement à l’autre, et c’est étonnant à quel point ce film n’est absolument pas à propos du crime en lui-même, mais bien à propos de la quête de justice de Mildred. C’est cette obsession qui est le fil rouge de l’histoire, qui fait s’enchaîner les scènes et les événements. Et alors, pour en revenir au titre français qui évoque la “vengeance”, pour moi c’est du grand n’importe quoi, parce qu’il n’est clairement pas question de vengeance, mais bien de justice. Et ce n’est pas la même chose. On s’en rend bien compte d’ailleurs avec la dernière scène du film, qui pour moi est très claire à ce niveau-là, et que j’ai beaucoup appréciée.
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Pour moi, 3 Billboards outside Ebbing, Missouri est vraiment un très bon film, du genre qui ne te laisse pas indifférent quand tu sors de la salle, qui donne à réfléchir même s’il n’est pas parfait, qui est plaisant aussi bien au niveau du scénario qu’au niveau de la photographie, et qui aborde une histoire d’agression sexuelle et de meurtre d’une façon totalement différente de ce qu’on voit habituellement. Et les acteurs sont vraiment bons, en particulier Frances McDormand, et Sam Rockwell à qui on a vraiment envie de coller des patates pendant deux heures tellement il est dans la peau de son personnage détestable. Bref, je vous le recommande chaudement !
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Est-ce que vous l’avez vu ? Qu’en avez-vous pensé ?

Royal : du droit, de la coke et du cynisme

Aujourd’hui je viens vous parler d’un livre, et pas de n’importe quel livre, puisqu’il s’agit de Royal, de Jean-Philippe Béril-Guérard. Si le titre du livre vous est tout aussi inconnu que son auteur, c’est à peu près normal, puisque c’est un auteur québécois, publié dans une maison d’édition québécoise, et qui n’a pas vraiment eu la chance de s’exporter de notre côté de l’Atlantique. Pourtant, il le mérite amplement.
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Avant toute chose, petit retour sur ma rencontre avec ce livre frappant. Avant de rentrer en France, en novembre, j’ai travaillé au Salon du Livre de Montréal, et j’ai profité du rabais exposant ainsi que de l’occasion pour me ramener un petit souvenir du Québec. J’ai jeté mon dévolu sur une petite maison d’édition québécoise qui a un catalogue aussi cool que son nom : Les éditions de ta mère. Ce joli livre à la couverture graphique a attiré mon regard, sa quatrième de couverture m’a intriguée, et l’amie qui était avec moi vantant ses mérites a fini de me convaincre. Elle a pris soin avant de me prévenir que c’était une lecture dure, pas le genre de livre que tu lis en une seule fois sous peine de déprimer sévère. Et j’ai bien pris conscience de ça en commençant ma lecture.
La faculté de droit de l’Université de Montréal est le dépotoir de l’humanité. Tu le sais : t’en es le déchet cardinal. Tu viens de commencer ta première session, mais y a pas une minute à perdre : si tu veux un beau poste en finissant faudra un beau stage au Barreau et si tu veux un beau stage au Barreau faudra une belle moyenne au bacc et si tu veux une belle moyenne au bacc faudra casser des gueules parce qu’ici c’est free-for-all et on s’élève pas au-dessus de la mêlée en étant gentil. Être gentil, c’est être herbivore, c’est se vautrer dans la médiocrité, et toi tu comprends pas la médiocrité, tu aimes pas la médiocrité, tu chies sur la médiocrité. Toi, t’es venu ici pour être le roi de la montagne, et le début des cours, c’est le début du carnage.
La quatrième de couverture annonce clairement la couleur, et malgré cela, dès les premières pages, on se prend une grande claque de cynisme dans la gueule. On oscille entre cynisme, désespoir et perte totale de foi en l’humanité au long des trois cent pages que comporte ce roman.
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Royal nous plonge directement dans la tête du personnage principal, un fils de bonne famille, riche, prétentieux, bien foutu, sûr de lui, meilleur que tout le monde. On suit son évolution dans le monde du droit, à partir son intégration au baccalauréat de droit à L’UdeM (le baccalauréat est l’équivalent d’une licence au Québec, et l’UdeM c’est l’Université de Montréal). C’est un monde de requin, tout le monde veut la meilleure place et peu nombreux arriveront au sommet. Mais celui qui a tout pour réussir n’est pas forcément celui qui finit en haut de l’échelle, dans cette histoire. Au départ, notre héros a cette attitude de coq dans sa basse-cour, comme si tout lui appartenait et qu’il régnait en maître sur ce domaine. Il va cependant rapidement déchanter. On est plongés dans un univers impitoyable (Dallaaaas), où chacun est prêt à écraser les autres pour arriver au sommet, où il n’y a aucune solidarité, aucune fraternité, juste du bon gros chacun pour soi et de la compétition à outrance.
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C’est un roman sombre, brutal, dur, dérangeant. Pendant cette lecture, j’ai été partagée entre l’envie d’espacer les séances de lecture pour préserver ma santé mentale et mes émotions, et l’envie de tout lire d’une traite tellement l’histoire est prenante, l’écriture parfaitement calibrée et le personnage principal détestable à souhait. L’univers du droit est parfait pour mettre en lumière cette obsession de la performance et l’espèce de sentiment de supériorité des classes “dominantes” sur les classes inférieures. J’ai vraiment détesté le personnage principal, et en même temps, au fil du récit, il montre son humanité, ses faiblesses, et on en vient presque à se prendre de pitié pour lui. Presque. La narration à la deuxième personne m’a un peu effrayée au début, mais on s’y fait très rapidement, et cela joue vraiment dans le rythme du livre, cela s’adapte parfaitement au sujet et à l’histoire. Le style, l’ambiance, l’intrigue, le personnage principal, tout se combine à merveille pour nous offrir cette histoire terriblement poignante.
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En tout cas grande réussite pour ce roman qui remplit parfaitement sa mission : nous faire réfléchir, nous mettre mal à l’aise, nous emporter dans son histoire sans pouvoir s’en sortir avant la dernière page, qui arrive un peu trop vite.

Podcasts favoris #1

© Matthew Henry / Burst
Tout le monde aura remarqué que nous sommes dans l’âge d’or des podcasts, il en fleurit de partout, des indépendants, des pas indépendants, des humoristiques, des sérieux, des féministes, des culturels, des sociétaux, on trouve de tout. Ça va faire environ un an que je m’y suis mise, et je dois avouer que j’aime beaucoup ça ! Je les écoute sur le chemin du travail, dans les transports en commun, ou bien en rangeant, en faisant le ménage, et aussi en tricotant. Je voulais donc partager avec vous mes petits favoris.

 

Ces deux podcasts sont présentés par le même duo, Charles et Matthias. Les deux amis sont passionnés de films d’horreurs et d’histoires sordides. Ils ont commencé par créer Inspiré de faits réels, dont chaque épisode revient sur un film d’horreur inspiré de faits réels, comme le nom du podcast l’indique. Ils font donc une comparaison entre l’histoire présentée dans le film et l’histoire vraie dont il est inspiré, donnent leur avis et discutent autour du film. Moi qui adore les films d’horreur c’est un plaisir d’écouter ce podcast, surtout avec deux passionnés comme le sont Matthias et Charles. En plus de cela, ils sont drôles, ce qui est toujours un petit plus sympathique.
Et donc ce duo de choc a récemment lancé un nouveau podcast, sous le label Riviera Ferraille : Le Bureau des Mystères. Leur mission ? Recenser et classer tous les mystères du monde, tout simplement. Chaque épisode présente quatre ou cinq histoires mystérieuses, étranges, inquiétantes, bizarres. Ils nous décrivent l’histoire, apportent des pistes de réflexion, et classent l’affaire si le mystère est résolu. Ecouter parler d’histoires incroyables, c’est cool, c’est intéressant, et la plupart du temps ils trouvent des histoires assez peu connues donc c’est vraiment original et prenant.

 

C’est un podcast de Slate présenté par Charlotte Pudlowski, qui donne la parole à des gens comme vous et moi, qui prennent le temps d’un épisode pour raconter un bout de leur vie insolite, incroyable ou juste intéressant. On se retrouve donc avec l’histoire d’un homme qui s’est transformé sans le vouloir en stalker de ses voisins, un autre qui a découvert que son père menait une double vie, ou cette femme qui s’est fait un ami sur internet et qui se rend compte qu’il n’est pas exactement celui qu’il prétendait. Ces petites histoires nous plongent directement dans la vie de ces inconnus, et c’est souvent touchant, prenant, intéressant, et on se dit que toutes ces histoires auraient pu nous arriver à nous. C’est vraiment un bon podcast.

 

Je ne serais pas fidèle à moi-même si dans la sélection il n’y avait pas un podcast féministe. J’ai beaucoup écouté La Poudre, un podcast qui présente et interviewe des personnalités féminines de divers milieux (cinéma, politique, activisme, littérature et autres), mais j’ai un peu décroché sur la nouvelle saison. Et puis j’ai découvert Un podcast à soi, qui en est encore à ses débuts puisque le quatrième épisode vient juste de sortir, mais qui m’a tout de suite séduite. Ce podcast produit par Arte et présenté par Charlotte Bienaimé présente des sujets de société liés à l’égalité femmes-hommes : les quatre premiers épisodes sont consacrés dans l’ordre au sexisme en milieu professionnel, aux sports de combat, à la grossophobie et à la figure paternelle. En mêlant documentaire, entretiens, et avis d’experts, Un Podcast à soi nous offre à chaque fois un sujet traité de façon complète et toujours très intéressante.

 

Je conclus cette petite liste avec le chouchou de mon cœur : Riviera Détente présenté par le mythique Henry Michel. Riviera Détente est un des précurseurs du podcast en France, j’ai l’impression (et en même temps j’y connais pas grand chose donc si ça se trouve je raconte une grosse connerie). En tout cas c’était le précurseur du podcast dans ma vie. Henry Michel a étendu son empire et créé Riviera Ferraille (dont j’ai parlé un peu plus haut, si vous suivez), label podcastique (allez on invente des mots, soyons fous) de qualité. Mais donc Riviera Détente c’est quoi ? Ben c’est un gros bordel. C’est des potes qui discutent, qui improvisent, qui racontent des conneries, le tout dans la joie et la bonne humeur. Le meilleur moyen d’arriver de bonne humeur au travail c’est sûrement d’avoir ce podcast dans les oreilles sur le trajet. Et c’est également le meilleur moyen, testé et approuvé, d’avoir l’air débile en éclatant de rire toute seule sur son vélo dans les rues de Montréal. Je pense que Riviera Détente, on adhère ou pas, mais si on adhère, c’est que de la joie.

 

Et last but not least, comme on dit de l’autre côté de la manche, j’ai envie de vous parler du podcast de Suzanne, professeure d’anglais en collège, qui partage avec nous son travail, ses méthodes, et ses réflexions sur le métier. Oui, Suzanne est une amie à moi, mais vraiment son podcast gagne à être connu : c’est intéressant, ça donne presque envie de changer de carrière, et surtout Suzanne nous fait regretter de n’avoir pas eu des profs aussi compétents qu’elle. En plus de ça elle a une voix tellement douce que c’est un bonheur à écouter. Donc si vous êtes prof, foncez, et si vous êtes pas prof, foncez quand même, c’est un sujet super intéressant.
Voilà pour cette petite sélection ! Est-ce que vous connaissiez ces podcasts ?
Et vous, quels sont vos podcasts favoris ?

In my left hand there is the familiar, in my right hand there’s the great unknown

Depuis que j’ai le droit d’aller sur internet sans surveillance parentale, j’ai toujours eu envie d’avoir un blog. J’ai commencé sur skyblog, comme toute 90’s kid qui se respecte et puis, j’ai enchaîné les plateformes diverses et variées, de blogspot à overblog en passant par tumblr et toutes celles dont j’ai oublié le nom. J’ai même décidé d’apprendre à coder toute seule, un été, pour pouvoir me faire mon site internet rien qu’à moi. J’ai abandonné quand j’ai compris qu’il fallait héberger tout ce code et que ça coûtait de l’argent. Mais tout ça était resté pas mal secret finalement. Du moins auprès de mes proches, des gens de la “vraie vie”.

 

Et puis il y a maintenant presque un an et demi, je suis partie vivre à Montréal. Quelle meilleure occasion que celle-ci pour me lancer “officiellement” dans l’aventure du blog ? J’avoue avoir eu des ambitions pour Poutine, pancakes & caribous que je ne me suis pas donné les moyens d’atteindre. J’y ai partagé quelques aperçus de ma vie à Montréal, et des quelques voyages que j’ai eu l’occasion de faire pendant cette année canadienne (vous pouvez d’ailleurs retrouver ces articles “voyages” ici).

 

Et je suis rentrée en France. J’avais encore envie de partager des bouts de ma vie sur un coin d’internet, mais ce blogspot au nom canado-canadien ne me faisait plus rêver. Alors je me suis prise en main. J’ai réfléchi, brainstormé avec moi-même et avec d’autres, et de tout ça est sorti Petit Papier. Je vous y parlerai, dans la continuité du blog précédent, de voyages et de sorties, mais j’y ajouterai quelques articles plus culturels sur les livres que j’ai pu lire et les films et séries que j’ai pu voir, des avis plus ou moins intéressants sur des sujets plus ou moins sensibles, peut-être même un peu de DIY avec mes passions naissantes pour le tricot et le crochet (et la couture si je m’y remets un jour), bref, de la culture, de la confiture et de l’aventure, et tous ces trucs dont on parle dans les blogs stylés de l’internet mondial.

 

En espérant que ça vous plaira (sinon tant pis).
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