Portrait culturel #1 : Hélène

Les portraits culturels de Petit Papier
N°1 : Hélène

Petit papier est de retour ! Et avec un article bien particulier en plus ! Ça fait un moment que je réfléchis à cette idée, j’avais envie de donner la parole à des gens qui ne sont pas habituellement dans l’univers des blogueurs et/ou des réseaux sociaux culturels. Déjà parce que je trouve que c’est un milieu qui tourne beaucoup autour de lui-même et quand un livre/film/série est plébiscité par une personne, il est vite repris par tout un tas de monde et on se retrouve à tous lire les mêmes livres, regarder les mêmes films et les mêmes séries. Et c’est un peu lassant. Du coup je me suis dit que j’allais inviter des gens sur le blog, pour qu’ils nous parlent d’objets culturels de leur choix, qui les ont marqué, qu’ils ont envie de partager, qu’ils considèrent d’utilité publique. J’ai décidé de commencer cette nouvelle rubrique en invitant tout simplement ma bff, parce que c’est une personne exceptionnelle et qu’en plus de ça elle a de très bons goûts. Alors que demander de plus ? Sur ce, voici les objets culturels choisis et présentés par Hélène, pour ce portrait culturel #1 !


Hélène Zouzou, 26 ans, Nantes. Passionnée de musique, puis de cinéma, puis de séries, puis de BD. Plutôt curieuse, depuis quelques années je m’intéresse particulièrement aux artistes locaux des différents endroits où j’ai pu vivre, en France comme à l’étranger. J’aime une œuvre quand elle ne me laisse pas indifférente. J’aime être questionnée, bouleversée, choquée, émue. J’aime rire aussi, et si c’est une femme qui est à l’origine de tout ça, c’est encore mieux.


Ouvrir la voix, Amandine Gay

Ouvrir La Voix est un documentaire sur les femmes noires. On y croise plusieurs récits d’expérience, on y parle discriminations, clichés et besoin de se (ré)affirmer.

Début 2017, je commence à m’intéresser à l’afroféminisme et à l’intersectionnalité. Après quelques recherches sur l’Internet, « j’entends » rapidement parler d’un documentaire sur les femmes noires. Un an plus tard, je découvre Ouvrir la voix. Grosse claque. Comme si pendant 25 ans j’avais vécu avec des incompréhensions, des frustrations, et que d’un coup je réalisais que je n’étais pas seule et que j’avais des alliées, là, en face de moi, qui osaient dire tout haut ce que je pensais tout bas. Le film est découpé en différentes thématiques ; le jour où tu comprends que tu es noire, le cliché de la femme exotique, grandir dans une famille noire, les orientations sexuelles, la dépression, les codes de la beauté, la religion, le communautarisme, etc. La moitié des récits abordant sexisme et racisme résonnaient en moi et je découvrais en même temps en entendant l’autre moitié, que j’avais une petite place de privilégiée en ayant échappé à certaines discriminations. Ouvrir la Voix est le film que j’aurais aimé voir ado et j’y ai repensé pendant pas mal de temps. A vrai dire j’y ai tellement repensé que je suis retournée le voir, quelques semaines plus tard et j’ai eu la chance de pouvoir échanger avec Amandine Gay, qui s’était déplacée pour répondre aux questions du public, en précisant que « si vous êtes un homme blanc cis hétéro valide, merci d’attendre la toute fin pour prendre la parole ». Merci Amandine. Merci de donner de la voix à ceux et celles que l’on écoute pas.

Pourquoi le voir ?
Pour qu’on arrête de nous demander d’où l’on vient « vraiment », pour qu’on arrête de nous toucher les cheveux, pour qu’on arrête de dire «black » au lieu « noir », pour qu’on arrête de prendre la parole à notre place et pour mille autres raisons encore, j’aimerais que la terre entière voit ce film.

Féminin / Féminin, Chloé Robichaud

Féminin / Féminin est une websérie dans laquelle on suit le quotidien d’une dizaine de femmes lesbiennes ou bisexuelles à Montréal.

Les séries mettant en avant des femmes queers sont bien trop rares et celles de bonne qualité se comptent sur les doigts d’une main. Alors quand la première saison de Féminin / Féminin est sortie en 2014, on a du m’entendre crier « ALLELUIA » dans toute ma cité U. Je suis tombée en amour de cette websérie québécoise dès les premières minutes où j’ai rencontré ces femmes, aux profils différents, chacune avec sa singularité, mais toutes plus attachantes les unes que les autres. On découvre la vie de se groupe d’amies et parallèlement les 8 épisodes de la saison 1 sont entrecoupés d’extraits d’entretiens des personnages sous forme de faux documentaire. Face caméra, chacune questionne son orientation sexuelle, sans jamais tomber des les clichés et c’est cet aspect qui fait la force de Féminin / Féminin, en abordant une multitude de thèmes universels avec toujours beaucoup de justesse. On note aussi le choix des morceaux accompagnants les épisodes et formant une bande originale qui frôle la perfection.

Huit épisodes et puis plus rien. Pas de nouvelle d’une éventuelle deuxième saison. La créatrice et réalisatrice Chloé Robichaud semble plutôt se concentrer sur le cinéma. L’attente. L’interminable attente. La saison 1 vue et revue et re-revue, en espérant désespérément une suite. Et fin 2017, une photo postée sur Instagram qui annonce de nouveaux épisodes. Début 2018, la saison 2 débarque sur Studio 4. Nous voilà rembarqué.e.s au sein de cette bande de potes (dont on aimerait tant faire partie) ! Quel bonheur de toutes les retrouver et de faire la connaissance des nouveaux personnages, dont un personnage transgenre, ce qui est à souligner. Nouvelles problématiques, nouvelles intrigues, mais l’on reprendre aussi certains ingrédients (fausses interviews des protagonistes, b.o. qui déchire) et surtout où continue de parler d’amour, sous plusieurs formes, dans cette saison 2. Pas de nouvelles depuis le dernier épisode, on espère une saison 3, sans avoir à devoir patienter 4 ans encore, et en attendant on re-mate les 16 épisodes dispo sur Youtube.

Standing in the way of control, Gossip

Standing in the way of control est le troisième album du groupe Gossip. Petit rappel : avant d’être un groupe de pop moyen, The Gossip était un excellent groupe de rock indé. Sortie de deux albums studio, quelques EP et le groupe opère son premier grand virage en 2003 ; l’ancienne batteuse Kathy Mendonça quitte le navire et est remplacée par Hannah Blilie, rejoignant ainsi Beth Ditto et Nathan Howdeshell, mythiques membres fondateur.rice.s. Le groupe perd également son « The » et c’est sous le nom de« Gossip » que Standing in the way of control sort. Ce troisième album se démarque des deux premiers par un son plus soigné et des mélodies dansantes.

Standing in the way of control, c’est l’alliage parfait entre de la pop dansante et du punk, le tout avec des petites influences disco. Les dix titres qui composent l’album s’enchaînent dans une cohérence absolue et on sent que les trois membres du groupe sont en osmose ; Nathan nous offre des petits riffs entêtants (Fire with fire, Eyes Open, Yr mangled heart), Hannah amène de nouvelles rythmiques irrésistibles (je défie quiconque d’écouter le fabuleux titre qui donne son nom à l’album, sans bouger ne serait-ce qu’un orteil), et Beth, cerise sur le gâteau, nous montre tout l’étendu et la puissance de sa voix sur des morceaux comme Coal to Diamonds ou Listen Up !

Je n’ai pas découvert Standing in the way of control à sa sortie, mais quelques années après. C’est bien dommage, parce que la moi adolescente mal dans sa peau aurait très vite été séduite par la merveilleuse Beth Ditto.

Pour avoir vu jouées en live 2-3 chansons de l’album à d’autres périodes de Gossip, je peux dire que j’aurais payé cher pour pouvoir assister à un concert du groupe sur cette tournée ! Suite à la sortie de ce troisième opus, le trio opère son deuxième grand virage, signe avec Sony et commence à dangereusement flirter avec de la « pop molle ». Music for men, le quatrième album est un succès auprès du grand public notamment grâce à Heavy cross (dernier bon morceau du groupe). Étonnamment beaucoup de gens associent Gossip à ce titre, alors que trois ans plus tôt le groupe signait son meilleur album, à son image, engagé et festif, punk et dansant. Comme le chante si bien Beth Ditto : « take my advice and listen up / don’t be a fool like the rest of us, now listen up! », écoutons et ré-écoutons donc l’album Standing in the way of control.


Mille mercis à Hélène d’avoir accepté d’inaugurer cette nouvelle rubrique sur Petit Papier, et de nous avoir conseillé ces trois œuvres (et aussi d’être une personne géniale) ! Perso ça me motive encore plus à voir Ouvrir la voix, à découvrir Féminin / Féminin, et j’ai remué mes fesses au son de Gossip en préparant cet article, au top !

Du coup, si vous êtes vous-mêmes intéressés à participer aux portraits culturels, n’hésitez pas à m’envoyer un e-mail (charline@petitpapierblog.fr) en me disant un peu qui vous êtes, d’où vous venez, ce que vous faites dans la vie, et en me disant de quelles œuvres vous souhaitez parler (3 ou 4; des livres, des films, des séries, des podcasts, des albums ou même des chansons, ce que vous voulez, pas forcément un de chaque, vous êtes libres !)

Et n’hésitez pas à me laisser un p’tit commentaire pour me dire ce que vous pensez de cette nouvelle rubrique, si vous avez des remarques, positives ou négatives, je prends tout !

2018 : bye bitch !

Photo by Toa Heftiba on Unsplash


Wow, ça faisait un moment que j’étais pas venue par ici. C’est pourtant pas les idées qui manquent, j’ai au moins 6 brouillons d’articles qui attendent sagement d’être terminés un jour ou l’autre. C’est juste le temps qui a décidé de filer à toute vitesse, et la vie qui s’est chargée de me tenir occupée physiquement et surtout mentalement, plus que de mesure, ces derniers mois. Et le peu de temps libre qu’il me restait, je le passais à végéter devant une série ou un film, du genre qui demande le moins d’activité cérébrale possible parce que je n’étais plus en mesure de réfléchir. J’ai même pas réussi à finir un livre depuis plus d’un mois, c’est dire ! Et pourtant il est très bien et j’ai envie de le dévorer, mais mon cerveau fait la grève. Il y a eu le travail, le stress de ce projet qui se déroule absolument pas comme prévu, qui prend du retard considérable et que je ne sais toujours pas comment je peux humainement terminer dans les temps. Il y a eu les cadeaux de Noël, les achats de dernière minute, le stress de savoir si ce que j’ai choisi allait plaire aux gens que j’aime, la peur de ne pas trouver ce que je cherchais. Et enfin il y a eu la recherche d’appartement. Qui a concentré une grande partie de mon temps libre, et pris beaucoup de place dans mon cerveau. J’y ai cru, j’ai désespéré, j’ai failli abandonner, j’ai eu un regain d’espoir et j’ai finalement trouvé un appartement au top ! Mais ce n’était que le début. Après il a fallu organiser le déménagement, préparer la paperasse diverse et variée qui l’accompagne, trier, ranger, acheter ce qu’il me manquait (et on est encore loin du compte).

Là, on est le 29 décembre, je suis dans mon nouvel appartement depuis 3 jours, je m’y sens bien malgré l’absence flagrante d’un grand nombre de meubles. Les cadeaux de Noël sont de l’histoire ancienne (et apparemment tout a plu à chacun). Il ne reste plus que le travail qui occupe toujours autant de temps de cerveau, même si une part de moi s’est résignée et essaie de prendre les choses comme elles viennent. Bref, ça va mieux, je suis reposée, (presque) détendue, et prête à affronter cette nouvelle année, en espérant qu’elle soit aussi enrichissante mais moins douloureuse que celle qui se termine. Tout ça pour vous dire : Petit Papier est bien vivant, bien là, même s’il n’en a pas l’air. Il ne reviendra peut-être pas en janvier, mais plutôt en février, pour la suite des aventures. Soyez patients, n’hésitez pas à me dire si vous souhaitez voir davantage un type d’articles ou un autre. J’ai quelques trucs prévus sous le coude, des projets que j’aimerais développer, et j’espère vraiment avoir le temps de m’y consacrer. Parce que finalement, écrire ici, ça me fait du bien. C’est pas toujours exceptionnel de qualité, c’est pas forcément très lu, mais en vrai ça m’est complètement égal. Moi ça me fait du bien. Alors continuons comme ça pour l’année 2019 !

Parce que la seule résolution que je prendrai cette année, sera celle de ne plus me forcer pour les autres. Alors dit comme ça, ça fait un peu move de connasse, genre jamais aider les gens et ne penser qu’à moi. Mais là où je veux en venir, c’est d’arrêter de faire des trucs pour faire comme tout le monde ou pour plaire à/impressionner certaines personnes, mais faire ce qu’il me plaît, ce qui me fait envie, et seulement pour moi. Arrêter de chercher l’approbation permanente des autres et accepter que la seule approbation dont j’ai besoin, c’est la mienne. 2019, année du selfcare, bitch ! (une résolution que je ne prendrai jamais par exemple, c’est celle d’être moins vulgaire haha).

Cette année 2018 a été longue, compliquée, pleine de rebondissements, des positifs comme des négatifs. J’ai extrêmement évolué et appris sur moi-même, je suis chaque jour un peu plus proche de la personne que je souhaite être (même si je pense qu’on n’y arrive jamais vraiment), mais j’ai aussi vécu des drames, perdu une personne chère, connu une petite traversée du désert. Mais avec des amis et de la famille présents, aimants et compréhensif, on avance. C’est pas toujours simple mais petit à petit, pas à pas, lentement, on avance. (Non je pleure pas, c’est toi qui pleure !). Donc voilà, on va continuer sur cette lancée en 2019, pleine balle sur l’autoroute de la self-esteem, et on se retrouve dans un an, de l’autre côté de la barrière, pour faire le point sur notre avancement.

Bonne année à vous, mes quatre lecteurs et demi, et n’oubliez pas que le plus important c’est de s’aimer soi 💖

10 jours en Croatie – Deuxième partie

Il y a deux semaines je vous racontais la première partie de notre petit roadtrip en Croatie, je continue aujourd’hui avec la suite et la fin de nos vacances. La suite de notre programme nous a menés jusqu’à Split, la fameuse ! Mais avant ça nous avons fait un petit arrêt à Trogir, petite cité encore une fois très influencée par la culture grecque, romaine et vénitienne. Le centre historique vaut le détour, plein de petites ruelles enchevêtrées dans lesquelles se perdre. Le tour est vite fait mais cela vaut vraiment le coup. Apparemment quelques scènes de Game of Thrones ont été tournées dans cette ville, on l’a appris en se retrouvant derrière un guide qui expliquait cela à d’autres personnes dans un coin de ruelle, et du coup ben, on a pris une petite photo pour marquer le coup ! (M’enfin comme j’arrive pas à retrouver la photo que le guide nous a montrés, vous aurez juste celle que j’ai prise).

(c’était une scène pendant laquelle on voyait ce brave Jorah Mormont sur son cheval)

On n’a pas visité le château médiéval et on lui a préféré la cathédrale (pour des athées on a une fâcheuse tendance à visiter des édifices religieux quand même). C’est environ à partir de cette journée et de cette latitude qu’on a commencé à mourir de chaud, il faisait vraiment humide en plus c’était assez épuisant. On a donc passé beaucoup de temps à se désaltérer en terrasse et à se baigner. Mais pas ce jour-là. Après avoir visité Trogir, on a pris à manger dans un petit stand sur le marché et c’était vraiment délicieux.

Puis on a repris la route vers Split. On voulait s’arrêter en chemin pour visiter les vestiges romains de la ville de Solin, mais on a galéré à les trouver et quand on les a trouvés, on était en fait à la fin du parcours et il fallait reprendre la voiture pour retourner au début du parcours et on a abandonné. Mon frère autant que moi étions en train de nous endormir, alors on a fini la route jusqu’à Split, récupéré le Air BnB, et on a fait une bonne sieste de 2h pour recharger les batteries.

Notre premier aperçu de la ville de Split s’est donc fait de nuit et elle nous a semblé être vivante et agréable. Nous avons été dîner au Fife, un petit restaurant à l’ambiance cantine avec de grandes tablées, apparemment pas mal réputé et vraiment bon en plus de ne pas être cher. Et c’est là qu’on a vécu une petite soirée ambiance auberge espagnole. On s’est retrouvés à côté de trois belges, et un peu plus loin il y avait deux filles qu’on croyait anglaises (qui étaient en fait allemande pour l’une et luxembourgeoise pour l’autre) qui se sont retrouvées à partager leur table avec un américain, puis un deuxième américain les a rejoint par la suite. On s’est retrouvés à discuter tous ensemble de choses et d’autres, à rigoler et à profiter, c’était vraiment agréable ! C’était cool de discuter avec d’autres gens pendant ce voyage, parce que soyons honnêtes, à part quelques mots échangés avec les commerçants ou les personnes gérant les Air BnB dans lesquels nous avons séjourné, on n’a pas vraiment eu l’occasion d’avoir de vraies conversations avec d’autres personnes.

Le lendemain, on a attaqué la visite de Split. Et alors c’est vraiment une ville magnifique et historiquement riche, j’ai beaucoup aimé, le palais Dioclétien est vraiment exceptionnel de beauté et d’histoire. Mais : il y a beaucoup trop de touristes ! Alors j’ai pleinement conscience de faire partie du problème hein, mais c’était vraiment à la limite du supportable. Nous avons choisi de visiter le musée de la ville (Musej Grada), ce qui nous a permis d’en savoir plus sur la ville et de mieux comprendre les évolutions qu’elle a traversées, en passant d’une domination à une autre (romaine, byzantine, vénitienne, austro-hongroise et même française). Par la suite nous avons voulu aller visiter la cathédrale Saint Domnius mais il y avait plus d’une heure de queue ne serait-ce que pour acheter le billet d’entrée. Nous avons donc abandonné.

On a repris la voiture et on s’est aventurés du côté d’Omis, dont la description dans notre guide nous avait fait rêver, puisqu’elle disait que c’était un ancien repère de pirate. Finalement, plus beaucoup de traces de cette vie de pirate, si ce n’est une grosse épave de bateau à l’entrée de la ville. Mais cette ville construite à flanc de falaise valait tout de même le détour. Nous avons grimpé jusqu’à la tour Mirabela, construite à moitié dans la roche, et qui offrait une vue plongeante sur la côte.

La forteresse de Starigrad à Omis, avouez qu’avec l’envolée d’oiseaux, ça a un petit côté flippant !

Il y a une autre forteresse construite dans la falaise, un peu plus haut et un peu plus loin, tellement bien dissimulée qu’on la voit très peu et seulement depuis certains endroits de la ville. Mais cela exigeait une randonnée assez longue et nous étions déjà en milieu d’après-midi donc nous n’avons pas tenté la grimpée. A la place… on a été à la plage, eh oui ! Petite particularité des plages en Croatie, outre que le sable soit inexistant et qu’on aie affaire à des galets ou des petits cailloux, c’est que comme bien souvent la côte est plutôt le long de falaises, la mer devient très vite très profonde. Il y a généralement un ou deux mètres ou nous avions pieds, et puis ça descendait à pic. On a investi dans un petit masque de snorkelling (meilleur achat compulsif, j’ai adoré mater les petits poissons dans l’eau), et c’était assez impressionnant de voir le fond disparaître d’un coup et laisser place à une étendue sombre assez inquiétante. J’aime beaucoup l’eau et la mer, mais là c’était vraiment perturbant et stressant, de ne pas savoir ce qu’il y a en dessous de soi, je ne me suis donc jamais aventurée bien loin !

Après la visite d’Omis, nous sommes rentrés et nous nous sommes couchés tôt, parce que nous voulions nous lever plus tôt pour aller visiter la cathédrale de Split aux premières heures d’ouverture pour éviter la foule. Une part de moi se disait que c’était inutile et qu’il y aurait toujours autant de touristes quelle que soit l’heure, mais j’avais tord ! Nous sommes arrivés dans le palais Dioclétien à 8h30 et c’était : DESERT ! C’était trop bien ! On a pas fait la queue et on a pu visiter paisiblement la cathédrale, le temple de Jupiter et se balader dans la ville sans croiser beaucoup de monde, c’était vraiment agréable. Et notre dernière après-midi à Split s’est terminée par une petite balade dans le Marjan Forest Park, tout au bout de la pointe de Split, puis à la plage qui se trouvait juste à côté. On m’avait dit que les plages de Split étaient surpeuplées et sales. Je ne sais pas si on a eu de la chance, car certes il y avait du monde, mais nous avons réussi à trouver un coin pas trop peuplé (en dehors de la zone de baignade surveillée, c’est vrai), et pas sale du tout. De façon générale, nous ne sommes jamais tombés sur des plages sales ou désagréables pendant ce séjour en Croatie. Et puis on a eu le droit à un petit coucher de soleil pas dégueu non plus !

La fin de notre séjour approchait et nous avons repris la route vers le Nord du pays et vers Zagreb, non sans un dernier arrêt aux fameux lacs de Plitvice, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, incontournable fierté de la Croatie. Et spoiler : ça vaut vraiment le détour. Même s’il y a beaucoup de monde, surtout que nous l’avons fait un dimanche, c’est vraiment magnifique. J’ai passé environ 5h à répéter en boucle “mais la couleur de l’eau est INCROYABLE”, mon frère a hésité à se débarrasser de moi à quelques reprises tellement j’étais insupportable. Il y a plusieurs itinéraires disponibles, en fonction du temps que vous avez, et de la difficulté. Il y a des bus et/ou des bateaux qui vous permettent d’aller d’un point à un autre un peu plus rapidement. Et comme une image vaut mille mots : en voici quelques unes.

Par contre prévoyez de quoi vous couvrir, pantalon et pull, parce qu’il fait bien plus froid, surtout si vous remontez du Sud comme nous ! Pour finir cette journée, on avait trouvé un hébergement dans une yourte mongole traditionnelle, qui puait bien fort la biquette, mais c’était vraiment sympa comme expérience 🙂

Le lendemain nous sommes repartis vers Zagreb. Il faisait gris, il pleuvait, mon frère est tombé malade, c’était la fin des vacances et ça se sentait. Nous avons visité la haute ville, nous sommes baladés dans les rues, avons vu la belle église Saint-Marc et et visité rapidement la cathédrale Saint-Stéphane. Je ne vais pas vous mentir, c’était pas vraiment ma ville préférée. Mais il y avait le musée des cœurs brisés et ça c’était : trop bien ! C’est un musée qui présente une collection de témoignages associés à des objets, témoins d’une relation terminée. On pense forcément à des relations amoureuses, mais cela évoque aussi des relations amicales ou familiales. C’est vraiment un beau musée, avec plein d’histoires touchantes, émouvantes, drôles parfois, ou déchirantes. J’en suis ressortie toute chamboulée et les larmes aux yeux. Vraiment, si vous passez par Zagreb, cœur brisé ou non, allez-y !

Pour notre dernier jour, nous avons encore une fois déambulé dans les rues de la ville, avant d’aller passer l’après-midi au parc Maksimir un peu à l’extérieur de la ville. De la nature, de la verdure, et plein de chiens qui passaient devant nous : top ! Puis est venue l’heure de rentrer, de rendre la voiture de location (sans aucun problème, malgré notre stress démesuré quant à ce sujet) et de reprendre l’avion direction Paris.

Bilan de ce voyage : c’était vraiment une superbe expérience. La Croatie est un pays magnifique, culturellement et historiquement riche, les plages sont belles, les gens sont accueillants et gentils, bref que du positif ! C’est pas la destination la plus originale du moment mais si vous n’y avez pas encore été, c’est l’occasion ! C’est pas loin, c’est pas cher, même en s’y prenant un peu à la dernière minute comme nous, et ça vaut vraiment le coup. Allez-y !

 

10 jours en Croatie – Première partie

Après moult envies et changements de destination de vacances pour cette année, mon choix s’est finalement arrêté sur la Croatie. Pas ultra original, mais pas loin, et toujours agréable en septembre, et en plus il y a la mer, donc ça cochait toutes les cases de ma liste. Dans la foulée j’ai convaincu mon frère de venir avec moi et hop, c’était parti pour un petit roadtrip de 10 jours entre frère et sœur.

Notre roadtrip a commencé sur les chapeaux de roue avec un fail à la Pétrin Express : on avait réservé la voiture de location avec la carte bancaire de mon frère et la semaine avant notre départ, celle-ci a décidé de rendre l’âme. Evidemment, il faut la carte ayant servi au paiement pour retirer la voiture et bref, je vous la fais courte, mais on a dû repayer un conducteur pour qu’on puisse utiliser ma carte et notre location vraiment pas chère a doublé de prix. Ça restait toujours correct mais bon, ça lançait le trajet sur de mauvaises vibes, disons.

Comme nous sommes arrivés le soir à Zagreb, on y a passé la nuit, et dès le lendemain on a pris la route, direction l’île, et la ville de Krk, qui, pour votre information, se prononce Keurk. On est arrivés dans une petite ville portuaire avec une vieille ville médiévale vraiment très jolie. Bon le tour était vite fait, et après avoir mangé nos sandwichs sur le port, une petite balade d’une heure dans la vieille ville a suffi à faire le tour de ce qu’il y avait à voir. Mais ça donnait le ton sur le type de villes qu’on allait croiser sur notre chemin pendant ce roadtrip. On a fini la journée dans une petite crique pour notre première baignade des vacances, non sans avoir frôlé la mort en descendant à flanc de falaise pour accéder à ce petit coin de paradis perdu (j’exagère un peu mais vraiment, j’ai craint pour ma vie à plusieurs reprises, mais il faut dire qu’on avait pas vraiment pris le chemin le plus accessible pour descendre, la remontée a été bien plus aisée une fois qu’on a vu par où les autres passaient). La journée s’est terminée en beauté dans notre petit Air BnB qui se situait dans une petite dépendance attenante à la maison des propriétaires, qui ont su nous charmer en nous disant que, je cite, “ma fille vous a vu par la fenêtre et elle vous a trouvé très beaux, elle aimerait beaucoup vous dire bonjour”, ce sur quoi une petite fille blonde de 6 ou 7 ans est venue nous dire bonjour. On était conquis. ça plus un petit resto typique bien sympa, que demander de plus ?

Le lendemain matin, nous voilà repartis pour un bon morceau de route, quatre heures pour arriver à Zadar. Mais honnêtement, c’est pas de la route ennuyeuse : bord de mer, route de montagne, grand ciel bleu et horizon dégagé, c’est un peu plus sympa que l’A6 niveau route des vacances quand même ! Pour preuve, on a fait un petit arrêt sauvage sur un coin de graviers pour prendre cette magnifique vue en photo !

Arrivés à Zadar, on prend les mêmes habitudes et on recommence : un petit sandwich mangé au bord de l’eau, puis visite de la ville. Là encore, une vieille ville très accueillante et sympathique. Il y avait même des vestiges romains, un reste de forum et quelques bâtiments religieux qui valaient le détour. Mais pour le moi le clou du spectacle de cette ville, c’était l’orgue marin. Le quoi ? L’orgue marin, c’est une installation mise en place par l’architecte Nikola Basic, et qui reproduit le fonctionnement d’un orgue, mais au bord de l’eau. L’eau en entrant au gré des vagues dans l’orgue, produit le son. Ça nous donne une petite mélodie au rythme des vagues, c’est doux et apaisant même si à force c’est un peu répétitif. A côté, le même architecte a installé le Salut au soleil, un ensemble de panneaux solaires qui se charge pendant la journée et qui la nuit venue recrée la course du soleil, au rythme de l’orgue marin. Sur le papier ça a l’air méga cool, dans la réalité, il y avait un certain nombre de panneaux solaires qui ne fonctionnaient plus, et surtout, un groupe de gros malins de touristes a décidé de s’installer dessus, à une dizaine, assis, comme si de rien était, avec de la musique et tout. Donc déjà ils étaient assis SUR les panneaux qui sont sensés faire de la lumière, et en plus ils faisaient tellement de bruit qu’on n’entendait pas le son de l’orgue marin, donc difficile de se rendre compte de la synchronicité entre les deux. Tant pis.

On a fini la journée en jouant aux cartes au bord de l’eau en attendant le coucher de soleil, qui a décidé de se cacher derrière un bon gros nuage, puis en allant déguster du vin et du fromage, en bons français, dans un restaurant du centre, mais du vin croate et du fromage croate, tout de même ! On a passé la nuit dans un Air BnB à la limite de l’acceptable (les toilettes n’étaient pas fixées, la dame nous a prévenu, mais genre en fait elles étaient vraiment pas fixées, et donc le simple fait de les utiliser faisait sauter le tuyau enfin bref, je vous passe les détails, autant vous dire qu’on s’est arrangés pour ne pas avoir à les utiliser ni le soir, ni le lendemain matin).

On est repartis direction Sibenik le lendemain matin. Les villes croates sur la côte se ressemblent toutes pas mal : beaucoup de pierres blanches, de belles églises (surtout les églises orthodoxes décorées à outrance avec des dorures à foison, personnellement j’adore), une vieille ville plus ou moins fortifiée. On a été faire un tour à la Cathédrale Saint-Jacques puis à la forteresse Saint-Michel qui nous a offert une bien belle vue sur la ville et sur la baie.

Le lendemain on a été faire un petit tour du côté du Parc National de Krka (oui, il y a Krk et Krka, ils se sont pas trop foulés pour trouver un nom je trouve, genre vas-y viens on rajoute juste une voyelle et on en parle plus), réputé pour ses lacs et surtout ses chutes assez incroyables. On pouvait se baigner au pied des chutes et c’était très tentant surtout avec la chaleur qu’il faisait, mais la foule nous a un peu rebutés et on a passé notre tour. Ceci dit je pense que ça doit être assez sympathique comme expérience. Il y avait beaucoup de touristes dans le parc et comme c’est un chemin unique, on était un peu tous à la queue-leu-leu donc pas super agréable, mais la beauté des paysages compensait largement ces petits désagréments.

Dans le parc, en dehors des chutes, il y a plein d’autres choses à voir, notamment un monastère sur une petite île au milieu du lac, mais il fallait repayer pour prendre le bateau et il fallait surtout attendre deux heures, donc a fait l’impasse et on a été voir l’autre monastère inclus dans le parc, tout de même à 45mn de voiture. On a eu le droit à la visite guidée la plus rapide du monde, le tout dans un anglais à l’accent croate très prononcé dont on a compris environ un mot sur 5. Le monastère est très joli et sa chapelle orthodoxe aussi, superbement décorée. Il y également des catacombes, mais elles ne valent vraiment pas le détour puisqu’elles ont été condamnées et la guide nous a permis d’y rester environ une minute trente. On a fini cette journée avec nos activités préférée, lecture au bord de l’eau et baignade !

C’est tout pour la première partie de ce roadtrip, la suite dans un prochain article avec entre autres Split, les lacs de Plitvice et Zagreb pour finir ces dix jours en Croatie !

Nuit Blanche 2018 à la Villette

Hier j’ai été profiter de la Nuit Blanche à Paris. C’est pas trop dans mes habitudes parce que les deux fois où j’ai voulu faire la Nuit Blanche, une fois à Paris, une fois à Montréal, c’était plutôt pas très réussi. Notamment à Montréal où je me suis motivée à aller jusqu’à l’observatoire de la Place Ville Marie pour apprendre en arrivant qu’ils ne laissaient plus rentrer personne. Et puis de façon générale, c’est un peu synonyme de faire la queue et attendre plus que profiter des installations, performances et autres activités disponibles. Mais cette année j’ai passé une superbe soirée. Bon comme je suis une mamie de 26 ans, à minuit et demi j’étais rentrée chez moi, mais non sans avoir profité d’une bonne partie de ce qui était présenté à la Villette à l’occasion de la Nuit Blanche. Perso courir dans la ville d’un point à un autre pour voir le plus de trucs possibles c’était pas trop dans mes intentions, donc aller à un endroit comme la Villette qui regroupe plein de choses à proximité, c’était l’idéal.

Yom et Baptiste-Florian Marle-Ouvrard à la Philharmonie de Paris

Je m’excuse d’avance de la qualité de mes photos prises avec mon Huawei qui n’est pas de la plus grande technicité malheureusement.

On a commencé la soirée en douceur à 19h, avec le concert de Yom et Baptiste-Florian Marle-Ouvrard à la Philharmonie. Je ne connaissais aucun des deux, mais l’un de mes amis avec qui j’ai passé la soirée est pas mal un gros fan de Yom et je le remercie encore pour cette découverte exceptionnelle. Yom c’est un clarinettiste hors du commun et extrêmement talentueux, et Baptiste-Florian est un organiste reconnu. Alors je suis loin d’être une experte en musique classique, puisque c’est un genre que j’apprends à découvrir depuis peu, au-delà des préjugés type “c’est nul, ça endort, c’est un truc de vieux” et j’en passe, mais l’association clarinette-orgue me parait assez improbable et audacieuse. Malgré tout c’était une réussite et je ne peux que vous recommander d’aller écouter l’album Prière qu’ils ont donc joué en live à la Philharmonie. C’était incroyable, grandiose, magnifique. J’aime beaucoup trop l’orgue parce que tout prend une tournure dramatique avec cet instrument, et ça, ça plaît à mon cœur de drama queen. Et l’association avec la clarinette est encore une fois improbable mais donne un résultat exceptionnel (vous la sentez ma maîtrise technique musicale pour décrire des instruments ?). Bref, c’était une superbe découverte et un immense coup de cœur, vraiment.

Vue sur les toits de Paris depuis le Belvédère de la Philharmonie

Pour conclure ce passage à la Philharmonie on a profité de l’ouverture du belvédère pour aller jeter un œil à la magnifique vue sur Paris depuis le toit du bâtiment. On a même poussé le zèle jusqu’à attendre le scintillement de la Tour Eiffel parce que bon, tant qu’on y est ! Petite parenthèse sympa pour se rappeler à quel point Paris est belle et à quelle point j’aime cette ville de tout mon coeur.

Installation Platonium par le CNRS

On a continué notre tour du parc en se dirigeant vers la Cité des Sciences, devant laquelle se tenait une installation proposée par le CNRS, Platonium. C’est une installation lumineuse et sonore qui a à l’origine été présentée à la fête des Lumières, à Lyon. C’était beau, envoûtant, hypnotisant presque, et on a eu la chance de discuter un peu avec l’une des personnes ayant travaillé sur ce projet qui a pu nous expliquer un peu l’envers du décor et nous donner des détails plus techniques. Je vais pas entrer dans les détails parce que j’ai retenu les informations générales mais je ne voudrais pas raconter des bêtises étant donné mon peu de connaissances sur le sujet. Mais c’était vraiment intéressant de parler un peu de la technique, et je trouve vraiment que c’est une super idée de mettre au service de l’art des découvertes et des techniques scientifiques. La transversalité des disciplines est quelque chose que je trouve vraiment cool et important. Si on découvre quelque chose de nouveau, pourquoi se contenter de le rendre utile alors qu’on peut aussi s’en servir juste pour la beauté de l’art ?

Jeu de sons et lumières à la Géode

En se rendant jusqu’à l’installation Platonium, on est passés devant la Géode, sur laquelle TremensS, un ingénieur, a rendu hommage à Nikola Tesla avec une installation de type électrisante (lol). Là encore c’était visuellement frappant, beau, les reflets des lumières sur la Géode qui se mêlaient aux reflets du ciel et de la ville, c’était vraiment réussi. Encore une fois, c’était une installation visuelle et sonore et le tout rendait une ambiance bien particulière, dans l’obscurité de la nuit, et dans l’agitation de cette soirée. Il y avait également à côté un petit geyser/volcan qui entrait en éruption à intervalles réguliers, c’était surprenant et drôle.

On a fini par passer devant la Cité de la Musique sur laquelle étaient projetées des images. Mais on n’a pas vraiment compris le déroulement de celles-ci ni pris le temps d’essayer d’en savoir plus, mais ça avait l’air étrange, fou, dérangeant. Tout ce qu’on aime, finalement.

Cette expérience à la Nuit Blanche était donc parfaitement réussie, j’ai découvert plein de belles choses et d’artistes cool, et j’en ai pris plein les yeux et les oreilles. Je retenterai sûrement l’expérience l’année prochaine 🙂 Petit bémol cependant concernant les transports : la RATP qui soit disant s’associe à la Nuit Blanche et ne propose qu’une ligne de métro et deux lignes de tram ouvertes toute la nuit c’est un peu léger, non ? Et la SNCF qui décide de faire des travaux tout le weekend et qui interrompt le trafic sur certaines lignes (il y a des bus de substitution mais qui a envie de rallonger son trajet d’au moins 30mn dans un bus blindé ? Personne, la réponse est personne), sans même parler d’allonger ses horaires, c’est vraiment pas aider les gens à avoir accès à des événements comme celui-ci, et c’est vraiment dommage.

Et vous, vous avez fait quoi pour la Nuit Blanche ?

Podcasts favoris #2

casque audio noir sur fond jaune

Photo by Malte Wingen on Unsplash

C’est le retour des articles sur Petit Papier, et avec ça le retour des podcasts ! En vrai les podcasts ne sont jamais vraiment partis et ceux que je vous recommandais ici rythment toujours mes trajets quotidiens pour la plupart, mais depuis j’en ai découvert d’autres et certains m’ont vraiment plu, donc je me devais de vous parler.

 

Il faut qu’on parle

Mélanie Lecamus donne la parole à des gens comme vous et moi, de tout horizon, de tout sexe et de toute orientation sexuelle, pour qu’ils racontent leurs échecs amoureux, les apprentissages qu’ils en ont tiré, et ce que tout cela dit de notre génération et des relations humaines en général. C’est intéressant, ça fait réfléchir, et aussi avouons-le, c’est bien pour se rendre compte qu’on est pas seuls à avoir une vie amoureuse de merde. On se reconnait dans certaines histoires, on compatis avec certains, d’autres sont plus agaçants. Mais chacun y trouvera quelque chose à en retirer, en fonction de ses expériences, son passé, ses ressentis. C’est vraiment un podcast qui fait du bien, qui met du baume au cœur, et qui permet d’entamer une réflexion sur le vaste sujet qu’est celui des relations humaines et plus particulièrement amoureuses. Mes lectures en sont pas mal influencées d’ailleurs, mais ça je vous en parlerai sûrement dans un prochain article (#teasing) ! C’est vraiment mon gros coup de cœur du moment donc allez écouter Il faut qu’on parle ! (funfact : j’ai choisi la photo d’illustration de cet article sur Unsplash avant de me rendre compte que c’est exactement la même utilisée sur le site de ce podcast… oh well, les grands esprits se rencontrent, comme on dit !)

 

Mycose the night / Mon prince à la mer

Vous connaissez peut-être Klaire fait Grr via ses chroniques chez Néon, ses vidéos ou encore son spectacle Chattologie (que je vous recommande très fort, il est instructif, intéressant et drôle). Elle contribue également au podcast game, tout d’abord avec Mycose the Night, un super podcast malheureusement arrivé à son terme dans lequel, avec Elodie Font, elles évoquent à chaque épisode un sujet de société différent. Que ça soit les grands-parents, le dimanche, la cuisine, le printemps, les toilettes ou encore le sport, chaque sujet est propice à l’anecdote, la blague nulle mais surtout à plein d’informations cool et intéressantes. Accompagnées de Jean-Jacques l’intelligence artificielle, elles discutent dans la bonne humeur de ces sujets aussi variés qu’improbables, mais qui finalement nous concernent tous. C’est drôle, c’est instructif et je suis fan de Jean-Jacques. Alors même si c’est fini, écoutez les 19 épisodes qui composent ce podcast, vous ne regretterez pas. En plus avouez que le titre est méga drôle !

Klaire a également lancé un podcast pour l’été, intitulé Mon prince à la mer. C’est une fiction en 5 épisodes qui parle de prince charmant, d’amour de vacances, de maître nageur, de dragues et de mots croisés. Même si l’été est fini, ça vaut le coup de les écouter pour replonger dans l’ambiance estivale et rêver un peu avec cette fiction mignonne, drôle et touchante à la fin.

 

Punk Rock Chaud

C’est à la suite d’un tweet où je disais retomber en adolescence en écoutant The Used que le compte twitter du Punk Rock Chaud m’a suivie. D’habitude ça m’énerve ce genre de follow publicitaire mais là ça avait l’air sympa comme concept donc j’ai décidé d’y jeter un œil. Et c’est très cool ! Evidemment il faut aimer le punk rock sinon très peu d’intérêt, je vous l’accorde. Mais dans chaque épisode, Jean Bat’, le créateur, revient sur un groupe ou artiste de la scène punk rock en nous expliquant l’origine du groupe, du nom, mais aussi les titres les plus connus et quelques anecdotes, propose quelques titres repris par le groupe, des versions live ou acoustique, des featurings et finit par un petit mix de 15/20mn avec des titres de ce groupe. Les quelques épisodes que j’ai écouté pour l’instant m’ont beaucoup plu, le concept est super sympa, à la fois pour en apprendre plus sur des groupes que vous aimez, mais aussi pour écouter le-dit groupe d’une façon un peu différente pendant plus ou moins une heure. C’est un format qui change pas mal de ce que j’écoute en podcast habituellement, mais ça me plaît vraiment ! Une belle découverte 🙂

Et voilà, c’est tout pour cette deuxième sélection, j’en ai encore plein dans ma liste d’écoute (+ tous les nouveaux qui vont sortir d’ici là) donc attendez-vous à un #3 dans les mois qui viennent 🙂 Et normalement, je vous reviens bientôt avec un (ou plusieurs, je sais pas encore) article(s) sur les 10 jours que je viens de passer en Croatie ! Allez à plus ✌️

Des nouvelles et des surprises

Photo by Manuel Meurisse on Unsplash

Oui, oui, je sais, j’ai encore déserté sans prévenir, mais j’ai plein de bonnes excuses. La première, c’est que le mois de juillet a disparu dans l’espace-temps, aspiré dans un trou noir. Je sais pas vous mais moi y’a une semaine j’étais fin juin et là bim, c’est le mois d’août. J’y peux rien si les mois disparaissent comme ça. Ensuite, conséquence de cette disparition du mois de juillet, j’ai un peu le temps de rien en ce moment, pas le temps de lire, pas le temps de regarder des films et des séries (à part Queer Eye que j’ai bingewatché bien salement, j’avoue). Du coup j’avais pas grand chose à vous raconter, très honnêtement. J’suis sur le même livre depuis fin juin (ceci dit vu que le mois de juillet a disparu, ça fait seulement deux semaines dans mon espace temps !), qui est par ailleurs super bien et méga intéressant, mais j’arrive pas à lire. Pas le temps, pas l’envie, pas la motivation. Ça reviendra, ça revient toujours. Mais voilà, on en est là. Et ma dernière excuse, qui est ultra valide et qui j’espère vous plaira, c’est que je bossais avec Elyssa, du Stray Mail (dont je vous ai déjà parlé par ici), sur un super projet dont je viens vous parler aujourd’hui. J’ai nommé…

Le mail dont tu es le héros

Qu’est-ce que c’est ce truc, encore, me direz-vous ? Vous vous rappelez, quand on était petits, y’avait ces livres dont vous êtes le héros, où on pouvait choisir la suite de l’histoire en allant plutôt à la page 12 ou à la page 4. Eh ben c’est le même concept, sauf qu’à la place des pages d’un livre, c’est des mails. Donc une fois que vous vous serez inscrit, vous recevrez un premier mail avec le début de l’histoire. A la fin de ce mail, deux choix vous seront proposés. Il ne vous suffira que de cliquer sur celui que vous préférez et vous recevrez, dans les 24h qui suivent, la suite de l’histoire. Et ainsi de suite. Jusqu’à ce qu’un de vos choix vous amène sur une fin. Et si vous avez un peu suivi, vous savez maintenant que le Stray Mail c’est une newsletter de voyage qui partage les meilleurs articles de la blogosphère francophone sur une destination donnée chaque mois. Reprenant ce concept, on vous emmène en tour du monde grâce à tout plein d’articles de qualité optimale piochés parmi les meilleurs des meilleurs. On vous fait voyager, et en plus de ça on vous fait (re)découvrir plein de blogueurs trop cools, si ça c’est pas tout bénef’ pour vous !

POUR VOUS INSCRIRE, C’EST PAR ICI

Voilà, on espère que ça vous plaira, en tout cas nous on a pris beaucoup de plaisir à préparer tout ça, à sélectionner les destinations et à développer cette petite histoire, à y insérer des blagues nulles et des péripéties incroyables. Ça commence aujourd’hui, donc lancez-vous 🙂

Bathing in self love

(Les Culottées n’est pas sur la photo car je l’ai prêté pour prêcher la bonne parole autour de moi 🤷)

On a tous des moments plus ou moins difficiles à passer dans la vie, des événements ou des choses qui nous font perdre un peu confiance en la vie, en nous-même, qui nous font douter de notre valeur et nous font perdre un peu d’estime de soi. C’est loin d’être agréable, convenons-en. Je sors d’une période de ce genre et je reprends tranquillement goût à tout ce que j’aime faire, mais ça n’a pas été de tout repos de ce sortir de cet état d’esprit. Et pour m’en sortir, de cet état d’esprit dépréciatif et auto-dénigrant, j’ai fait ce que je sais faire de mieux (en dehors des blagues auto-dénigrantes, du coup) : j’ai lu des livres, plein de livres. Certains d’entre eux m’ont pas mal aidé, chacun à leur façon. Donc voici une petite sélection non exhaustive des livres bons pour le moral et l’estime de soi.

The subtle art of not giving a fuck, Mark Manson

J’ai en général un peu de mal avec les lectures de développement personnel qui t’enjoignent à être heureux, à relativiser tes problèmes et à te dire qu’il y a pire donc oublie le chouinage et concentre-toi sur le positif, fais du sport, mange équilibré et tout ira mieux. Ça vomit un genre d’hypocrisie qui ne me plaît pas et ne me parle pas du tout. Eh bien The Subtle Art of not giving a fuck, de Mark Manson, est carrément à l’opposé de tout ça. Il part du principe que oui, on a tous des problèmes, les ignorer ne servira à rien, il faut au contraire les reconnaître et les accepter pour pouvoir bien plus aisément les régler; qu’être heureux, ce n’est pas une fin en soi, mais un cheminement. Et que ce chemin n’est pas toujours facile. Il dit aussi que dans la vie, on ne peut pas être concerné par tout, tout le temps, sinon on ne s’en sort pas. Qu’on a un nombre limité de fucks to give et qu’il faut choisir consciencieusement à quoi on veut les consacrer. Bref, il dit plein de choses très intéressantes sur le bonheur, les problèmes, les relations amoureuses, la mort, notre perception de nous même et des autres, et comment se dépêtrer de tout ça du mieux qu’on peut. En plus de ça il dit plein de gros mots et donc forcément, ça me plaît. Je l’ai lu en anglais, mais il existe en français sous le titre L’art subtil de s’en foutre.

Morceau choisi :

If it feels like it’s you versus the world, chances are it’s really just you versus yourself.

Les Culottés 2, Pénélope Bagieu

Un classique (je crois qu’on peut le décrire comme tel en toute honnêteté), mais c’est toujours important de rappeler l’existence de cette BD exceptionnelle de Pénélope Bagieu. Je me suis enfin décidée à acheter le tome 2 presque deux ans après avoir lu le premier, et encore une fois ça valait clairement le coup ! On retrouve donc des portraits de femmes qui n’en font qu’à leur tête, aussi variées que des volcanologues, des reines des bandits, des actrices, des avocates, des journalistes et j’en passe. Parfait pour se rappeler qu’on peut être badass à n’importe quel âge, dans n’importe quel pays et peu importe ce qu’on fait de sa vie. Et pour se rappeler que nous aussi on peut être des femmes fortes et exceptionnelles à notre niveau.

Morceau choisi (extrait du portrait de Naziq al-Abid, activiste syrienne du début du 20e siècle) :

The sun and her flowers, Rupi Kaur

Son premier recueil, Milk and Honey m’avait déjà beaucoup plu, mais je crois que celui l’a m’a encore plus parlé. Je l’ai lu au bon moment, et certains poèmes ont vraiment résonné en moi, ont vraiment fait écho à ce que je ressentais au moment où je les ai lu. C’est doux, c’est triste, mais c’est positif et ça redonne espoir, ça nous apprend à nous aimer tel qu’on est. Comme pour son premier recueil, il y a un cheminement qui se fait dans l’ordre de lecture. Les poèmes sont divisés en 5 parties : wilting, falling, rooting, rising, blooming (faner, tomber, prendre racine, pousser, fleurir). Cette division nous montre que oui, peut-être qu’en ce moment on est plutôt dans la partie wilting ou falling, mais que petit à petit, ça ira mieux, et qu’on fleurira de nouveau. C’est plein d’espoir et en lisant cela on se dit que tout finira par s’arranger.

Morceau choisi :

it isn’t what we left behind
that breaks me
it’s what we could’ve built
had we stayed

Everything I know about love, Dolly Alderton

Clairement ma lecture préférée de ces derniers mois. Dolly Alderton est une journaliste et autrice anglaise qui a eu une jeunesse pour le moins occupée, entre les soirées, les mecs, les potes et les galères. Elle raconte tout cela, et nous parle donc de tout ce qu’elle sait à propos de l’amour, tout ce qu’elle a cru savoir, et tout ce qu’elle a appris au gré de ses expériences, que ça soit de l’amour passion, de l’amour amitié ou de l’amour famille. C’est déjà assez rafraîchissant de lire un livre qui parle d’amour, écrit par une personne qui a grandi sensiblement à la même époque que moi (elle a 29 ans), et qui a donc des références et des habitudes dans lesquelles je me reconnais. Mais surtout, c’est une énorme claque de positivité, pour apprendre à s’aimer et assimiler qu’on est suffisants tels qu’on est. Que l’amour c’est pas juste être en couple, c’est aussi aimer ses amis, sa famille, et surtout s’aimer soi-même. J’ai ri et j’ai pleuré en lisant ce livre, il m’a vraiment fait du bien, d’une façon que je n’aurais jamais pu prévoir. Vraiment, foncez, lisez ce livre.

Morceau choisi :

Because I am enough. My heart is enough. The stories and the sentences twisting around my mind are enough. I am fizzing and frothing and buzzing and exploding. I’m bubbling over and burning up. My early-morning walks and my late-night baths are enough. My loud laugh at the pub is enough. My piercing whistle, my singing in the shower, my double-jointed toes are enough. I am a just-pulled pint with a good, frothy head on it. I am my own universe; a galaxy; a solar system. I am the warm-up act, the main event and the backing singers.
And if this is it, if this is all there is – just me and the trees and the sky and the seas – I know now that that’s enough. I am enough.

Voilà pour cette petite sélection, et surtout n’oubliez pas, comme le dit une très bonne amie à moi :

Tu es faillible, imparfait.e, mais digne d’intérêt.

Parce qu’on n’est pas déterminés par ce qui nous arrive dans la vie, et qu’on reste des êtres humains avec des faiblesses, des défauts, mais ça ne fait pas de nous des personnes moins importantes, moins aimables. Et parce que, même si c’est pas toujours facile, l’amour, c’est bien de le donner aux autres, mais c’est encore mieux de se le donner à soi-même.

3 jours à Lisbonne

Je vais pas vous proposer un programme détaillé parfait pour passer le meilleur weekend possible à Lisbonne en voyant tout ce qu’il y a à voir tout en voyant aussi les trucs pas touristiques mais à faire, parce que ce weekend à Lisbonne était le moins préparé du monde. C’était prévu depuis longtemps qu’on y aille, en famille, oui. Mais comme j’ai attendu le dernier moment pour organiser notre séjour sur place en termes de choses à voir, et que des imprévus de dernière minute m’ont empêchée de faire ça au dernier moment, on y a été vraiment à l’arrache. On a décidé plus ou moins dans l’instantané de ce qu’on allait faire ce weekend là, armé de notre guide, notre carte et de notre sens de l’orientation. Et le weekend s’est quand même pas mal résumé à : manger, marcher au hasard, monter des escaliers, admirer la vue, manger, marcher au hasard, etc.

Mes trucs préférés vus à Lisbonne, c’était : le Castillo San Jorge, le Panthéon, la place du Commerce, les petites rues colorées et pleines de mosaïque de l’Alfama, les plats à base de morue, la Superbock, les maisons de toutes les couleurs, les points de vue sur la ville tous différents et tous exceptionnels, les pastéis de Nata, le jardin tropical Estufa fria. Et comme une image vaut mille mots, en voici 12 pour vous convaincre de la beauté de cette ville.

Des meufs qui dessinent

Aujourd’hui j’avais envie de vous parler de femmes qui m’inspirent par leur talent, par leur créativité, de femmes qui font des dessins, et de bien beaux dessins : Charlotte Chauvin, Sarah Andersen, Liz Climo, et Marie Boiseau. Etant moi-même incapable de faire mieux qu’un bonhomme bâton si on me met un crayon dans les mains, je suis toujours assez hallucinée par ces personnes capables de véhiculer autant de choses par ce biais. N’hésitez pas à cliquer sur les dessins pour les voir en plus grands, et sur les noms des artistes pour accéder à leurs sites respectifs.

Charlotte Chauvin a.k.a Cha Coco

Cha Coco en est le parfait exemple. Ses dessins me touchent à chaque fois et tapent exactement là où il faut, que ça soit des émotions positives ou négatives. Je me reconnais dans ces dessins et ils expriment souvent ce que je n’arrive pas forcément à exprimer moi-même. J’aime beaucoup son trait finalement assez simple mais extrêmement efficace pour nous emmener là où elle veut. L’alliance de ses dessins et de textes tout aussi percutants fonctionne à merveille. C’est vraiment un gros coup de cœur pour moi, et je rêve d’acheter un de ses dessins et de l’accrocher chez moi un de ces jours.

 

Sarah Andersen

Avec Sarah Andersen on est sur un style beaucoup plus cartoonesque. Vous la connaissez sûrement, ses petites planches de BD tournent régulièrement sur internet et elle a déjà sorti trois livres regroupant ces petites histoires de la vie quotidienne. Là encore je me reconnais dans ce qu’elle dessine mais de façon plus générale, dans des réactions, ou des actions. Elle trouve toujours la bonne anecdote pour appuyer son propos. C’est souvent léger, mignon et drôle, j’aime beaucoup !

 

Liz Climo

Avec Liz Climo, on est dans un style très enfantin, très mignon choupinou, et ça fait du bien de temps en temps. Elle raconte des petites histoires mignonnes avec des animaux comme protagonistes, et c’est souvent basé sur des jeux de mots ou des petites blagues un peu nulles. Du mignon et des blagues, ça ne pouvait que me plaire ! Son style de dessin est assez épuré mais il porte son propos à merveille, donc c’est parfait.

Marie Boiseau

Marie Boiseau me fait rêver avec ses dessins doux, fleuris et positifs qui ont le gros avantage de présenter des corps bien moins normés que ce que l’on voit habituellement, et ça fait vraiment plaisir ! Mais au-delà de ça, j’aime beaucoup l’ambiance qui se dégage généralement de ses dessins, c’est apaisant, doux et agréable.

  Dessin de Marie Boiseau

 

J’espère que ces talentueuses artistes vous ont plu autant qu’à moi !
Si vous en avez d’autres à me recommander n’hésitez pas à le faire en commentaire 🙂